Disrupt Campus veut rapprocher le monde universitaire des entreprises à Toulouse
Bryan Faham
Bryan Faham
Les universités toulousaines ont peut-être trouvé une solution pour resserrer les liens entre leurs étudiants et l'univers professionnel. À travers le module Disrupt Campus Toulouse, les entreprises pourront proposer leurs projets en faveur de leur transition numérique aux élèves.
Ce dispositif est le résultat d'un appel à projet national du ministère de l'Économie et des finances et du ministère de l'Enseignement supérieur. 17 projets ont été sélectionnés dans toute la France, dont celui porté par les trois universités de la Ville rose (Toulouse 1 Capitole, Jean-Jaurès et Paul-Sabatier).
"Ce dispositif montre la complémentarité entre les différentes discipline. On est sur un exemple concret où chaque discipline va porter sa spécialité", ajoute Hervé Luga, enseignant-chercheur à l'Université Jean-Jaurès.
Des étudiants volontaires travailleront "en mode startup" par groupes de trois à huit sur les projets proposés par des entreprises. Ces projets, qu'ils choisiront en fonction de leurs compétences, remplaceront les projets tutorés qui existent déjà.
Pour l'année de lancement, entre 50 et 70 élèves pourront prendre part à Disrupt Campus. Ils seront issus de six masters : droit du numérique à l'université Toulouse 1 Capitole, sociologie des organisations et de l'action publique pour l'université Jean-Jaurès, et développement logiciel de l'université Paul Sabatier...
Après une phase de rodage, les universités prévoient d'ouvrir le dispositif à onze cursus au total dès l'année prochaine. Disrupt Campus Toulouse est soutenu par le programme d'investissements d'avenir hauteur de 900 000 euros pendant deux ans. Le dispositif devra ensuite pouvoir être financé par des entreprises partenaires.
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Il n'y a pas de conditions particulières pour les entreprises qui veulent bénéficier du dispositif. Ronan Tournier, vice-président du numérique à l'Université Toulouse Capitole explique cependant viser "principalement les petites entreprises qui n'ont pas les moyens de former des groupes de réflexion. Mais on accueille aussi les grandes entreprises". La première société à avoir soumis un projet est Reliefdoc, une petite imprimerie basée à Balma.
Les projets candidats au Disrupt Campus ne devraient pas manquer. Parmi les partenaires du dispositif, figure notamment Aerospace Valley qui compte plus de 500 PME dans ses rangs.
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