10 septembre : pourquoi les banques ne craignent pas l'appel à la « grève des cartes bancaires »
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Les appels à ne pas utiliser la carte bancaire le 10 septembre se multiplient.
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Les appels à ne pas utiliser la carte bancaire le 10 septembre se multiplient.
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Une « grève de la carte bancaire » : Sur les réseaux sociaux, les appels à ne pas utiliser la carte bancaire à l'occasion du mouvement « Bloquons tout » le 10 septembre se multiplient. Une affiche, relayée sous le hashtag #10SeptembreSansCB, appelle à « retirer du liquide », « payer en espèces » et à dire « non au tracking, aux commissions bancaires, à la surveillance numérique ».
« L'idée, derrière, c'est de reprendre le contrôle de l'argent et priver des banques des revenus », explique Raphaël Didier, chercheur en économie à l'Université de Lorraine, interrogé par La Tribune. Mais « il faudrait que le mouvement soit massivement suivi par l'ensemble des utilisateurs pour que ça ait une influence sur le système bancaire lui-même, ce qui est extrêmement peu probable », balaye-t-il d'emblée.
Et pour cause, les frais bancaires représentent seulement « entre 0,5 et 2 % du montant de la transaction », indique Raphaël Didier. « Il existe différents types de frais », détaille-t-il : « les commissions prélevées chez le commerçant parce qu'il n'a peut-être pas la même banque que le client », « les commissions sur les frais versés aux différents réseaux (CB, Visa, Mastercard) », et « la commission de marge bancaire ».
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Sur le papier, le mouvement espère que, « si 10 millions de Français le font pendant un mois », « détourner » 15 milliards d'euros « du système » et faire « évaporer » 6 milliards d'euros des « tracking, commissions et données clients ». Des chiffres « soumis à caution » voir « exagérés », selon Raphaël Didier. « Il y a tellement de paramètres en jeu que je pense qu'on est très loin de 6 milliards d'euros », estime le chercheur.