En soutenant l'appel à une contestation massive dès la rentrée, LFI s'aventure au côté d'un mouvement fourre-tout où s'activent notamment des sympathisants d'extrême droite.
« Mettre la France à l'arrêt » à partir du 10 septembre. C'est le mot d'ordre du mouvement « Bloquons tout » qui émerge sur les réseaux sociaux depuis les annonces budgétaires faites par le Premier ministre, François Bayrou, le 15 juillet. Retour des Gilets jaunes ? Point de départ d'un vaste élan de contestation ?
L'initiative n'est pour l'instant qu'un assemblage de slogans diffusés sur TikTok, Facebook et Telegram. Si ceux qui s'en réclament insistent sur son caractère « apolitique », elle a reçu l'approbation de plusieurs acteurs syndicaux et politiques marqués à gauche, et est désormais soutenue par La France insoumise.
« On ne les connaît pas particulièrement mais on se retrouve assez bien dans les mots d'ordre », indique à La Tribune DimancheManuel Bompard, coordinateur national de LFI. De leur côté, les ex-Insoumis Alexis Corbière et Clémentine Autain, qui siègent désormais au sein du groupe Écologiste, ont signé dans la revue Regards un « appel à soutenir, amplifier et prolonger » cette mobilisation.
L'ex-candidat à la présidentielle Philippe Poutou a lui aussi relayé l'idée. À l'autre extrémité du spectre politique, le Rassemblement national reste discret bien que certaines demandes, comme le référendum d'initiative citoyenne (RIC), fassent écho à son programme.
Concrètement, le mouvement « Bloquons tout » appelle à un « confinement populaire », selon une expression répétée sur les réseaux sociaux le 10 septembre et les jours suivants. Pas d'appel à manifester mais plutôt l'espoir d'une « grève générale » assortie d'une injonction à ne pas consommer.
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