À Bercy, le Conseil national de la refondation encore loin des promesses de Macron
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Le conseil national de la refondation était dédié au modèle social et productif français.
Reuters
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Le conseil national de la refondation était dédié au modèle social et productif français.
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« Bâtir du consensus, remettre les Françaises et les Français au cœur des grandes décisions, agir sur le terrain : c'est ce que nous voulons tous pour notre pays, c'est l'objectif du Conseil national de la refondation ». Le 8 septembre 2022, le président de la République Emmanuel Macron lançait en grande pompe cette nouvelle instance devant un parterre de ministres, d'élus, chefs d'entreprises et partenaires sociaux. À l'époque, le chef de l'Etat promettait « une nouvelle méthode » pour son second quinquennat.
Critiqué pour sa« verticalité » du pouvoir, Emmanuel Macron espérait donner un nouveau souffle pour son second mandat. « Son rôle [du CNR] est de créer une nouvelle manière de concerter et d'agir, qui permette d'échanger de manière constructive entre toutes les forces vives de la nation dans sa diversité, des représentants de partis aux associations d'élus, des syndicats de salariés aux représentants des chefs d'entreprise, des mutuelles au monde associatif, y compris des acteurs nouveaux, comme les associations de parents d'élèves pour l'école », avait-il expliqué.
Plus d'un an après ce lancement, le conseil national de la refondation peine toujours à convaincre. Réunis ce vendredi 15 à l'hôtel des ministres de Bercy, plusieurs représentants importants du patronat français, des économistes et experts, des chefs d'entreprise, des membres du conseil national de l'industrie étaient conviés à débattre du modèle productif et social tricolore. Porté par le ministre de l'industrie Roland Lescure, cet événement devrait faire l'objet d'un compte-rendu. Mais la finalité suscite toujours des doutes et interrogations.
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« Cette séquence a pour objectif que les représentants du monde politique, de la société civile, du monde de l'entreprise puissent réfléchir aux chocs auxquels le monde doit faire face », a déclaré Roland Lescure en introduction des tables-rondes. L'ancien député LREM et rapporteur de la loi Pacte en 2018 a notamment évoqué « le choc démographique » et « le choc climatique » qui attendent la France. Pour tenter d'apporter des pistes de réflexion, Bercy avait invité des experts de renom comme l'inspectrice générale des finances, Selma Mahfouz co-auteur avec Jean Pisani-Ferry d'un rapport sur les coûts de la transition remis au président de la République au printemps.
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