Anne Hidalgo : « les villes sont le grand impensé des pouvoirs nationaux dans la lutte contre le dérèglement climatique »
Patrick Cappelli
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Cinq ans après l'appel de Paris pour le climat, la détermination et le credo de la Maire de Paris Anne Hidalgo n'ont pas changé : « il y a cinq ans, nous avons, nous les maires, essayé de mettre un pied dans la porte des négociations sur le climat. Aujourd'hui, nous sommes toujours persuadés que c'est par l'action concrète à l'échelle locale qu'on peut réduire l'élévation des températures ». En 2015, à l'initiative de Michael Bloomberg, un sommet de 1.000 maires tenu à l'Hôtel de Ville de Paris avait apporté aux négociateurs du Bourget une déclaration commune pour intégrer les villes comme acteurs clés de la lutte contre le réchauffement climatique. Cinq ans plus tard, alors que 2020 sera l'une des années les plus chaudes de l'histoire, une nouvelle déclaration sur l'urgence de l'action sera transmise par les villes aux négociateurs de la COP26 à Glasgow.
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Dans un sondage exclusif Ifop La Tribune sur « Les Français, la COP21 et l'action des maires des grandes villes », Anne Hidalgo arrive en tête du classement des édiles les plus engagés, avec 40% des Français déclarant avoir confiance en elle pour agir en faveur du climat. Une opinion positive qui réchauffe le cœur de la maire de Paris qui a subi pendant longtemps des attaques répétées contre ses mesures visant à réduire la circulation automobile dans la capitale : « tous les matins sur les matinales des radios, on entendait parler des bouchons parisiens. Cette offensive aurait pu nous empêcher d'avancer ». Ça n'a pas été le cas et Anne Hidalgo se félicite que ses concitoyens aient fait « cette révolution dans leur tête, surtout les jeunes générations. Plus personne ne remet en cause la nécessité de diminuer la pollution ». Un peu esseulée il y cinq ans, la maire de Paris a depuis gagné la bataille de l'opinion sur ce sujet du réchauffement, même si les résistances sur ses mesures pour réguler le flot des véhicules, comme l'annonce récente de la disparition de la moitié des places de stationnement, n'ont pas disparu.
Patrick Cappelli