APL, emplois aidés, CSG... : Emmanuel Macron fait le point

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Le président de la République a affirmé songer à une nouvelle baisse des APL, contre une diminution des loyers.
Le président de la République a affirmé songer à une nouvelle baisse des APL, contre une diminution des loyers. (Crédits : REUTERS/Philippe Wojazer)
Dans un entretien accordée à l'hebdomadaire Le Point, le président de la République a évoqué de nombreux sujets brûlants en matière d'économie. Retour en détail sur les annonces et précisions apportées concernant les principales mesures annoncées depuis sa prise de fonction.

Alors que doivent être présentées ce jeudi les ordonnances réformant le Code du travail, Emmanuel Macron s'est étendu sur le sujet dans les colonnes de nos confrères du Point. Mais pas seulement. Aides au logement, CSG et emplois aidés ont, entre autres, été abordés dans cet entretien fleuve.

■ Aides au logement

Baisse des aides au logement contre baisse des loyers. C'est le marché proposé par Emmanuel Macron aux propriétaires et professionnels du logement. Le chef de l'Etat envisage ainsi d'aller au-delà de la baisse controversée de 5 euros des APL effective à partir d'octobre. Une décision vivement critiquée durant l'été par les syndicats et les six millions de ménages bénéficiaires des aides.

| Lire Baisse des APL : Edouard Philippe admet que ce n'était "pas intelligent"

Alors que l'aide personnalisée au logement (APL) alimente selon lui la hausse des loyers, le chef de l'Etat préconise "un choc d'offre", que doit permettre un projet de loi présenté à l'automne. "Il faut libérer le droit de l'urbanisme, les procédures, réduire les coûts, les normes, libérer le foncier public et parapublic plus fortement en permettant de vendre à bas prix, simplifier ces règles en ciblant en particulier les zones tendues, c'est-à-dire le Grand Paris, Lyon et la frontière suisse, ainsi qu'Aix-Marseille", explique Emmanuel Macron. "Dans ces endroits-là, nous allons mettre en place un système d'exception pour réduire les coûts."

■ Emplois aidés

Dans cet entretien accordé à Laureline Dupont, Etienne Gernelle et Sébastien Le Fol, le président de la République est également revenu sur la réduction des emplois aidés : "C'est de la subvention déguisée vers les collectivités locales ou le secteur associatif", explique le chef de l'Etat qui rappelle que "le taux de retour à l'emploi durable des personnes concernées est en effet très faible".

Si "certains" emplois aidés sont "utiles", d'autres ne le sont pas, juge le président, pour qui dans le premier cas, ils doivent "entrer dans la dotation des collectivités locales ou dans les subventions aux associations". "Mais qu'on ne nous dise pas que c'est une politique de l'emploi !"

Le Premier ministre Edouard Philippe avait évalué la semaine dernière la réduction des emplois aidés à 320.000 en 2017 pour 459.000 en 2016. Mercredi, Matignon a annoncé que le gouvernement recevrait "d'ici la fin de la semaine" les représentants des collectivités territoriales qui se sont inquiétées de cette baisse, à quelques jours de la rentrée scolaire.

■ Code du travail

Alors que les ordonnances réformant le Code du travail sont présentées ce jeudi, Emmanuel Macron s'est logiquement exprimé sur le sujet. "La réforme du marché du travail est une réforme de transformation profonde et, comme je m'y suis engagé, elle doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat."

Il a justifié également son choix d'agir très rapidement, par ordonnances. "Cela met du temps à se décliner dans les comportements et à produire ainsi tous ses résultats", assure-t-il, convaincu qu'"on ne change pas une société par une loi ou un décret, cela prend entre dix-huit et vingt-quatre mois pour infuser".

A ce titre, il place en premier lieu la nécessité de "simplifier drastiquement la vie des entreprises de moins de 50 salariés" afin de leur permettre de "négocier des accords d'entreprise, y compris lorsque les syndicats ne sont pas présents, par l'intermédiaire des représentants du personnel, voire directement avec leurs salariés, dans les plus petites".

Pour les entreprises au dessus de 50 salariés, il répète sa volonté de "simplifier de manière radicale les instances de représentation du personnel", en la réduisant à une seule instance. "Cela atténuera les effets de seuil, c'est-à-dire ces situations qui voient des entreprises refuser de grossir par crainte des contraintes nouvelles que cela entraîne."

■ CSG

Concernant la contribution sociale généralisée (CSG), Emmanuel Macron a souhaité rassurer. "Les contributeurs nets (de la hausse de la CSG) seront les 60% de retraités les plus aisés - dont la plupart s'y retrouveront avec la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des Français", affirme Emmanuel Macron.

| Lire aussi CSG ou TVA, quel impôt pour protéger la compétitivité ?

"Les pauvres d'aujourd'hui sont souvent moins les retraités que les jeunes. Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort, je l'ai dit. Et leur effort permet de récompenser le travail", souligne-t-il. "La baisse des cotisations est tout sauf anecdotique et représentera plus de 250 euros au niveau du Smic."

Le président de la République avait annoncé pendant la campagne son souhait d'augmenter la CSG de 1,7 point, en épargnant toutefois les chômeurs et les 40% de retraités les plus modestes.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 21/02/2018 à 0:14 :
Bonjour j'ai remplie un formulaire pour des aides d'argent merci )?
a écrit le 04/09/2017 à 21:58 :
A l'île de la Réunion ça n'arrête pas de couiner dans les mairies: comment faire sans les emplois aidés?
Pour moi ils ont raison, on ne doit rien changer, mais en contrepartie supprimer l'octroi de mer qui ruine les créoles.
a écrit le 03/09/2017 à 18:40 :
Darmanin a annoncé que dans sa région les propriétaires baisseraient loyer si les APL baissait de 5€ , après enquête de France Info (téléphone ou sur place ) , aucun ne baissera le loyer .Pauvre Darmanin.
a écrit le 01/09/2017 à 17:20 :
Retraités lire la lettre ouverte à Macron sur la CSG
http://sleazy-caricatures.over-blog.com/
2017/09/retraites-en-colere.html
a écrit le 01/09/2017 à 5:59 :
La baisse de l'Apl était une mesure signée par E. Valls. Elle profitait aux propriétaires et non aux locataires. Sa petite baisse est donc assez justifiée alors qu'elle est largement compensée par la baisse de la taxe d'habitation et par les baisses de charges sur les emplois pour la majorité. Par contre les hausses sournoises des opérateurs télécoms ne sont elles pas justifiées et n'ont aucune compensation.
a écrit le 31/08/2017 à 23:26 :
La GSG est imposable, les cotisations sociales, ne le sont pas.
Pourquoi, les journalistes ne le soulignent-ils jamais ?
a écrit le 31/08/2017 à 23:25 :
La GSG est imposable, les cotisations sociales, ne le sont pas.
Pourquoi, les journalistes ne le soulignent-ils jamais ?
a écrit le 31/08/2017 à 22:50 :
"cela prend entre dix-huit et vingt-quatre mois pour infuser". C'est trop long, ce qui prouve que sa "tisane" n'est pas bonne!
a écrit le 31/08/2017 à 20:26 :
Je trouve immoral de récupérer 5 euros sur les pauvres alors que les riches ne sont soumis à rien et que les classes moyennes ne gagnent pas moins. Si la fin de la taxe d'habitation n'avait concerné que les retraités pénalisé par la CSG j'aurai trouvé que c'est une bonne mesure. Je plains particulièrement les retraités qui touchent les APL ! Outre l'aspect moral, que chacun peut ou non trouver acceptable, cette mesure rapporte si peu que je la trouve inefficace, étant donné les problèmes qu'elle soulève.

Cela étant dit, et même si j'aurai trouvé une hausse de la TVA plus efficace, une hausse de la CSG me semble logique, car il faut bien qu'une taxe ou l'autre augmente, la dette étant un cancer mortel pour toute société, et mon envie de mourir prématurément n'étant pas très forte.

La baisse des emplois aidés me semble être une bonne chose, parce que si ce ne sont pas eux qui disparaissent ce sera autre chose, et là ce sera pire pour la société, alors que ce ne sera pas pire pour les bénéficiaires. Les collectivités dépensent trop, c'est tout. Si elles veulent faire des économies ailleurs pour réinjecter les budgets dans les emplois ex-aidés, qu'elles le fassent.

Pour la réforme du travail, je n'ai pas d'avis, mais comme j'étais prêt à ce que Fillon dégraisse le code du travail avec une tronçonneuse, je ne vois pas ce que Macron pourrait faire de dangereux, et il est évident à mes yeux qu'il y a trop de lois.
a écrit le 31/08/2017 à 19:06 :
Macron m'en la csg c est un impôt variable est sortou prix sur leS retraitees alors que les retraites sont bloqués de puis 201en plus pour financer les actif donner du pouvoir économique c est des gaux retraitees pas de mutuelle pas d interesment pas de prime unica dans la 5emme république macron fait tout
Réponse de le 31/08/2017 à 22:42 :
Dommage que votre point de vue qui pourrait être intéressant, quoique confus, soit pollué par cette abondance de fautes. S'il vous plaît, respectez ceux qui vous lisent.
a écrit le 31/08/2017 à 18:43 :
Macron cherche de l'argent dans les poches des plus pauvres en baissant l'APL ,en supprimant les emplois aidés, etc mais pour les plus riches , baisse de moitié de l'ISF et je parie que l'optimisation fiscale va passer de 80 à 150 milliards par an. C'est devenu une industrie , à partir de 50 000 euros de revenus par tête vous êtes un benêt si vous payez des impôts,des dizaines de sites garantissent du 0 impôt allez voir!) les impôts c'est pour les TPE, les PME et les salariés , tout le CAC 40 est à moins de 9% d'imposition finale (vérifiez!), mon boucher est à 30% . Ça finit par se savoir tout se sait un jour ! il nous faudra (après Macron) un décret qui interdise tout trafic bancaire avec les "paradis" sous peine de retrait des licences bancaires , et aussi un FATCA comme ...les USA...
a écrit le 31/08/2017 à 18:16 :
Ce qui m’exaspère c’est que Macron considère que 1200 euros/ mois soit suffisant pour vivre. Cela prouve combien cette équipe, comme les précédentes, est déconnectée de la réalité de terrain.
Cette mesure est inique, et dans la parfaite ligne néo libérale. Faut-il rappeler encore une fois que tous les retraités ne sont pas propriétaires, que beaucoup d’entre eux doivent aider leurs enfants, voire leurs parents encore en vie. On ne peut qu’être dégouté devant tant de cynisme.
a écrit le 31/08/2017 à 16:16 :
60,00 % des retraités (tous régimes confondus) vont être sérieusement impactés, par la hausse de 1,7 point de la CSG. En plus de ne pas avoir été revalorisées depuis le 01/04/2013 (soit plus de 4 ans), en dehors des 0,10 % d'octobre 2015, les retraites vont être à nouveau, sérieusement diminuées.
 En plus de régresser depuis quelques années, le pouvoir d'achat des retraités continue à être amputé ... Il est fort regrettable que ce point sensible qui impacte plus de 10 millions de retraités en France n'ait pas été mieux examiné.
 
Il est vrai que notre population de retraités,  globalement peu revendicative et même soumise, est très souvent oubliée par les politiques.
 
A titre personnel, j'ose espèrer, a minima, que la problèmatique en présence sera examinée entre les décideurs et nos partenaires sociaux, dans le but de limiter l'impact sur le pouvoir d'achat des retraités.
Réponse de le 31/08/2017 à 18:19 :
Fallait pas voter Macron, vous êtes banané comme prévu.


Seul l' UPR a produit les analyses qui permettaient d' expliciter le tour de bonneteau en cours et c' est toujours d'actualité pour qui veut comprendre ...

En Marche création médiatique, programme néolibéral à l' identique et dans le prolongement de ceux de Sarko et Hollande, Fn et Mélanchon agités en contre -feux mais absolument pro libéraux, syndicats jaunes payés par Bruxelles via le CES.

C' est facile de l' entendre mais ça demande un minimum de curiosité et une volonté de ne plus s' endormir dans le confort du prêt à penser.

La clé de compréhension c' est UPR.fr.
a écrit le 31/08/2017 à 15:31 :
M. Macron raconte des sornettes...pourtant lui si intelligent....enfin, selon ses thuriféraires :)
a écrit le 31/08/2017 à 14:23 :
In finé, les blas blas de Macron sur le Point sont ses blas blas habituels, d'une profonde vacuité, il se répète tel le soulographe accoudé au bistrot
a écrit le 31/08/2017 à 12:51 :
Retraité avec une retraite correcte. Pour autant je ne suis pas riche. Je vais subir l’augmentation de la CSG et je ne serais pas exonéré de la taxe d’habitation. L’augmentation de la GSG c’est 60€ de moins sur ma pension mensuelle. Pourtant je ne rejette pas cette mesure. Je veux bien participer à l’effort général. Mais quand je vois que certains refusent une baisse de 5€ sur l’APL, je ne comprends pas. C’est à peine le prix d’un paquet de cigarettes ou une bière en moins sur le mois.
Concernant la GSG cette mesure serait mieux acceptée si on supprimait la notion de CSG déductible et non déductible. Il est anormal de demander au contribuable de payer un impot sur une somme qu’il n’a jamais perçu. Le montant qui sert au calcul de l’impot est 3% supérieur au revenu perçu. Je suis aussi surpris que ce problème ne soit que très rarement abordé
Réponse de le 31/08/2017 à 16:41 :
Bravo.Vous avez parfaitement raison.Il y a donc au moins 2 français (vous et moi) qui ont remarqué qu'avec cette fumisterie de CSG+CRDS+CASA , nous devons déclarer de plus en plus de revenus qui n'arrivent même pas sur nos comptes.
a écrit le 31/08/2017 à 12:16 :
Ah ce petit Macron, il pensait peut-être n'avoir à faire qu'à des Bono et des Rihanna. Il s'est trompé de carrière, le monde du spectacle avec ses paillettes et ses froufrous lui aurait mieux convenu.
a écrit le 31/08/2017 à 12:08 :
1200 euros et voilà le retraite riche!
Il faut inclure dans la formation de l'ENA une immersion de 3 mois mini au milieu du peuple,avec ce salaire,habiter un HLM et vivre avec cette somme.
Nos cadors auraient une petite idée de la vraie vie.
Réponse de le 31/08/2017 à 12:42 :
Un salarié qui touche 1200 euros par mois paye sa CSG plein pot....
a écrit le 31/08/2017 à 11:49 :
nus sommes 17 retraités a avoir voté macron on le regrette,on a été trompé j'avais compris que la hausse de la csg etait compensé par la suppression de la taxe d'habitation, c'est pas le cas payé d'abord avec la hausse de la csg on verra ensuite pur la taxe d'habitation , il y a tromperie on est déçu une fois de plus
Réponse de le 31/08/2017 à 12:11 :
La naiveté de certains est confondante. C'était pourtant bien clair que cela se passerait comme cela
Réponse de le 31/08/2017 à 12:14 :
Et oui, pour une fois c est pas les actifs qui se font tondre... Ca change. Ca ne vous genait pas quand c etait faire travailler gratuitement les gens un jour de plus ou qu on augmentait les cotisations sociale pour payer vos soins medicaux ?
Réponse de le 31/08/2017 à 16:59 :
Comme quand on bosse il y a les petits et les gros , chez les retraités , c'est pareil .Il y a 4 millions de retraités cadres qui s'en sortiront sans trop de dégâts en partie l’électorat de Macron.
a écrit le 31/08/2017 à 11:43 :
Macro n'aime pas les retraités, c'est réciproque. qu'il rende aux retraités les cotisations qu'ils ont payées et ils pourront finir leurs jours dans des pays plus accueillants.
Réponse de le 31/08/2017 à 12:17 :
Oui oui bonne idee. On arrete de payer les cotisations retraites et maladie. Si vous etes jeunes, vous aurez un systeme prive bien moins char acr en bonne sante. Par contre les retraites eux vont devoir payer un max !


PS: vos cotisations retraites nbt servi a payer les retraites des vieux quand vous etiez juenes. La difference avec maintenant, c est qu a l epoque ils etaient pauvres, partaient a 65 ans et avait le bon gout de mourrir jeune. Vous ne payiez donc pas grand chose. Un actif actuel doit payer bine plus car vous etes nombreux, avez des retraites elevees, des soins medicaux couteux et en plus on se fait cracher dessus :-(
Réponse de le 01/09/2017 à 8:57 :
A cd, non la différence vient essentiellement du fait qu'il y a six millions de chômeurs et assistés cotisant pas où peu bénéficiaires de multiples aides gratuites...Remettez ces gens là au travail et vous n'aurez plus de déficit dans les caisses de maladie et de retraite mais est ce l'intérêt des décideurs économiques de diminuer structurellement le chômage....
Réponse de le 01/09/2017 à 8:57 :
A cd, non la différence vient essentiellement du fait qu'il y a six millions de chômeurs et assistés cotisant pas où peu bénéficiaires de multiples aides gratuites...Remettez ces gens là au travail et vous n'aurez plus de déficit dans les caisses de maladie et de retraite mais est ce l'intérêt des décideurs économiques de diminuer structurellement le chômage....
a écrit le 31/08/2017 à 11:29 :
nos flibustiers de politiciens font de la politique en trompe l oeil.. ! de ce fait ne sont pas crédible ... apanage d une minorité
a écrit le 31/08/2017 à 11:25 :
Tout le monde va comprendre que je suis un retraité aux revenus très modestes mais avec une moyenne très légèrement supérieure aux niveaux en cause.

Ainsi, les hérauts de nouvelles alarmantes s'accordent à dire que l'augmentation de 1,7 % de la CSG calculée sur le montant brut va toucher les revenus mensuels nets supérieurs à 1 200,- euros pour une personne seule, et environ 1834,- euros pour un couple.
Par Dieu nos dirigeants ont bien assimilé qu'il y a encore un peu de jus à extraire de ces citrons là. Des citrons qui ne provoquent pas beaucoup de gêne au plus grand nombre ni de manifestations violentes.
Place aux jeunes et que les vieux crèvent.
En gros tous les couples de retraités qui se situeront au dessus de cette barre, soit l'équivalent de 978 euros par conjoint, perdront au minimum 32 euros par mois, soit 384 euros par an sans pouvoir le rattraper quelque part puisqu'après plus de quarante années de travail harassant ils sont exclus d'une perspective d'emploi et d'un autre revenu.
Bien sûr, un retraité est riche et privilégié lorsqu'il engrange autant. Il peut donc se permettre cette perte sans sourciller surtout si le gouvernement a prévu d'augmenter les retraites à compter du 1er octobre 2017... sans que personne ne sache encore quelle augmentation interviendra, mais je doute qu'elle compensera ne serait ce que le tiers de celle de la CSG.


D'un autre côté la suppression de la taxe d'habitation promise est déjà revue et son calendrier doit être modulé si bien que rien n'est moins certain compte tenu des résistances des élus locaux.
Mais qu'à cela ne tienne, les communes, départements et régions qui ont fait la sourde oreille aux exigences d'économie tant qu'ils étaient maîtres de ces finances là ont réussi à remettre le pouvoir de l'argent au l'échelon central qui va les mettre à la diète et au pas.
La gabegie n'est pas réservée qu'à l'échelon national. J'ai tout frais en mémoire une commune qui s'est dépêchée d'engager dix mil euros de subventions dans des dépenses totalement inutiles seulement parce que c'était une subvention qu'une autre commune aurait touché à sa place si elle y avait renoncé. Triste mentalité !
Quant aux régions et départements tout est bon dans le cochon des impositions.
A titre d'exemple, je viens de prendre connaissance tout récemment que tout candidat à la construction de sa maison individuelle se trouve aujourd'hui taxé par une redevance de fouilles archéologiques dès qu'un engin de chantier décape le bout de terre où il va asseoir sa construction quelque soit l'endroit. Ah messieurs les celtes et les gaulois que d'embarras vous nous causez !
Autre exemple aussi tiré par les cheveux, n'étant pas relié au « tout à l'égout », on m'avais promis que je ne serais pas soumis à la taxe d'assainissement. C'était sans compter avec l'ingéniosité des taxateurs qui m'ont trouvé une taxe de pollution égale au montant de l'eau consommée alors même que c'est la nature qui se charge de dépolluer mes rejets filtrés. C'est très fort, mais ce n'est pas la nature qui empoche la taxe et c'est pourtant elle qui fait le boulot.

Comment ne pas avoir des envies de meurtres avec cela ?

D'un autre côté, si le Président Macron se permet de dire à l'étranger que les français ne supportent pas les réformes et que notre pays est non réformable, il fait sciemment l'impasse sur les causes de ce rejet quasi épidermique dû aux valses endiablées des innombrables réformes qui interviennent quinquennat après quinquennat si bien qu'il n'y a pas une seule année que le citoyen peut traverser sans moult modifications qui touchent directement son porte-monnaie.

Trop facile, bien trop facile d'accuser le français de base pendant que des patrons ou de grands actionnaires engrangent des millions d'euros tous les ans sur le dos d'un monde qui bosse pour leur permettre cette prouesse.
La libération des énergies n'est pas synonyme de libération des plafonds de gains et des planchers de misère.
Trop facile, bien trop facile lorsque l'élu national de base ou le moindre combinard politique accumule un revenu mensuel dépassant quinze mil euros avec les avantages en nature pendant que des laborieux s'échinent pour bien moins du dixième.

Ne doutons surtout pas un seul instant que la taxe d'habitation ne resterait pas sans succession ! Ce sont des bestioles aussi prolifiques que des rats et bien moins sympathiques et savoureux que des lapins.

Le leitmotiv des équipes gouvernementales et locales qui se succèdent est de collecter toujours plus de manne financière et de marquer leur passage par leurs réformes personnelles. Rien de ce qui les précède ne trouve grâce à leur yeux. Les textes et taxes de toutes sortes s'empilent sur des textes et taxes qui s'empilent sur une montagne d'autres textes et taxes sans discontinuer jusqu'à toucher la cime de l'Everest. Prochaine cure laxative en vue, celle de la taxation supplémentaire d'hydrocarbures, c'est normal il faut les éliminer du paysage domestique.

Contrairement aux déclarations de notre Président, la France et les français ont accueilli des réformes véritablement nécessaires et importantes avec enthousiasme car ils ne sont pas suffisamment idiots pour ne pas entrevoir et comprendre leurs intérêts supérieurs... mais ils sont aussi suffisamment intelligents pour s'apercevoir quand une réforme est inutile ou quand un clan cherche à les rouler dans la farine.
Qui donc parlait d'un indicateur traduisible par un BIB et non par un PIB pour classer les pays par « bonheur » et non par « produit » ?

Je n'ai qu'une conclusion à faire valoir quant à cet engouement de la réforme et à la libération généralisée.
Pourquoi aller travailler, pourquoi ne pas rester bien peinard chez soi en attendant les aides de toutes sortes ? Car dès que l'on commence à gagner un petit salaire de misère les impôts, redevances et taxes pleuvent sans discontinuer et vous font regretter d'avoir eu l'idée de vous lever pour travailler.
Cela réussit si bien à certains.
Réponse de le 31/08/2017 à 11:38 :
En novlangue bruxelloise on appelle ça les réformes, en français décodé, la soumission d' un ..gouvernement décidément bien prévisible aux GOPE car c' est ce même Bruxelles qui fixe la feuille de route et qui fixait hier la route d' El Khomri ..

https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon
Réponse de le 31/08/2017 à 11:56 :
Je compatis avec vous. Faites comme moi, vendez tout et partez sous un ciel plus clement avec moins de taxes. Ca existe si, si. Cordialement.
a écrit le 31/08/2017 à 11:19 :
Votre commentaire
a écrit le 31/08/2017 à 11:17 :
Ce que dit Macron est faux car les retraités qui vont subir un prélèvement supplémentaire de CSG sont aussi ceux qui ne verront pas baisser la taxe d'habitation.
Et il est fort probable que cela touche aussi les INVALIDES , mais on attend toujours la réponse du premier ministre à ce sujet.
Réponse de le 31/08/2017 à 12:00 :


Je vous rappelle des notions de mathématiques :
-60 % des retraités sont touchés par la hausse de la CSG
-seuls 20 % des plus riches (toutes catégories confondues) ne verront pas leur taxe d'habitation supprimée
Conclusion selon vos propos: 60 % des retraités les plus aisés font partie des 20 % des plus riches Français: j'en rigole encore….
Réponse de le 31/08/2017 à 12:37 :
@Mikado
Alla2244 n’a cité aucun chiffre. Il n’a jamais dit que « 60 % des retraités les plus aisés font partie des 20 % des plus riches Français » C’est vous qui nous fait rire.
Réponse de le 31/08/2017 à 12:56 :
Gérard. Donc il a parlé pour ne rien dire….(C.Q.F.D.)
a écrit le 31/08/2017 à 11:09 :
Baisse des APL : une "connerie sans nom" ... mais on la poursuivra ...
...vendre à bas prix le patrimoine public ... au profit de qui ?
..agir très rapidement, par ordonnances ... alors que ... cela prend entre dix-huit et vingt-quatre mois pour infuser".
Réponse de le 31/08/2017 à 12:18 :
non les APL doivent etre supprimes d urgence, sauf pour les plus pauvre. Comme le PTZ et le Pinel. c est une subvention a l immobilier qui entraine de sprix eleves et plombe la competitivite de la france
Réponse de le 31/08/2017 à 20:32 :
Ce qui provoque la hausse des prix, c'est de concentrer 17 millions de personnes en île de France sur 50 Km 2. Une vraie politique de décentralisation pourrait permettre aux français de retrouver des loyers
abordables.Par ex , Nantes 20 e du M2 en location , Paris 35. et il existe des villes encore moins chères. En plus, la qualité de vie est très supérieure , mer ou montagne. Avec les nouvelles technologies et les transports, il n'y a plus de problème pour que les entreprises quittent les grandes villes.
a écrit le 31/08/2017 à 11:06 :
Cette réforme de la taxe d'habitation est à double tranchant , les collectivités locales vont forcément trouver d'autres ressources pour compenser le manque à gagner de 10 milliards d'euros. Il va falloir s'attendre à une augmentation de la taxe foncière plus d'autres taxes locales. Pas sur que les français trouvent une réelle compensation. Ne parlons pas des 20% qui ne profiteront pas de l'exonération de cette CSG, ils vont payer plein pot la CSG qui par ailleurs ne devrait pas être déductible de l'IR.
a écrit le 31/08/2017 à 10:30 :
Macron veut faire un choc pour faire baisser les loyer en baissant les APL. Je lui propose de faire aussi un choc en baissant fortement le smic pour faire baisser les prix des Leclerc et autres supermarchés ! Une aberration pure. Supprimez les APL et vous aurez aussitôt la réapparition des ...bidonvilles ..c'est tout. Mais surtout, pas un mot de Macron sur les 80 milliards d'optimisation fiscale , pas un mot . Nous voulons un décret: "interdiction de tout trafic bancaire avec les paradis fiscaux sous peine du retrait des licences bancaires et saisie des avoirs" Mais ce sera après le Krach et après Macron qui est notre Hoover
Réponse de le 31/08/2017 à 11:43 :
"Je lui propose de faire aussi un choc en baissant fortement le smic pour faire baisser les prix des Leclerc et autres supermarchés ! "

Excellent, merci.

C'est en effet exactement le même principe.
Réponse de le 31/08/2017 à 12:18 :
@Citoyen blasé : il y aura toujours nos bons vieux LIDL si LECLERC ne baisse pas ses prix.
a écrit le 31/08/2017 à 10:24 :
Retraite , je suis d'accord de participer à un effort Mais pas pour payer 26000 euros de maquillage en trois mois. DE Passer de 41 conseillers sous Hollande à 53 sous Macron, de cette garde plethorique au touquet, de ce gouvernement qui promesse de campagne devait etre resserre, etc
a écrit le 31/08/2017 à 10:20 :
Macron nous dit qu'un retraité gagnant 1200 e par mois est un favorisé. Pourtant, ce retraité va payer la CSG et perdre 1,7 % par mois. Dans le même temps, Macron va supprimer l'ISF pour les actionnaires , ce qui va coûter aux contribuables de 3 à 4 milliards d'euros.
Bel exemple de justice sociale.
Réponse de le 31/08/2017 à 12:20 :
Tout est relatif, j ai un oncle qui a meme pas 500 € de retraite. Pourtant il est bien plus riche que moi. Il etait commercant et possede plusieurs logement qu il loue en plus d une grosse maison pour lui. l argent de sa retraite, c est son budget tierce ...
Réponse de le 31/08/2017 à 22:32 :
Un petit rappel arithmétique, cher BA (et valable pour d'autres) :
- Une augmentation de 1,7 POINTS n'est pas une hausse de 1,7% !
- Et cela vous fera encore moins perdre 1,7% de vos ressources mensuelles.
a écrit le 31/08/2017 à 10:13 :
Aux prochaines élections, qui sont donc les européennes, je déconseille à qui que ce soit de parier sur En Marche, c'est un parti déjà mort-né.

Ses explications sont bidons, parce que la baisse des apl est une certitude tandis que la baisse des loyers n'est qu'une spéculation, nous savons tous très bien qu'il n'y a rien de plus incohérent que les petits propriétaires, principaux bailleurs.

En ce qui concerne les emplois aidés on ne voit pas pourquoi il nous parle de politique de l'emploi, on s'en tape, ces emplois permettes à des gens uqi veulent et aiment travailler de travailler et de s'intégrer socialement par le travail, il est bien évident que c'est une mission de service publique et non territoriale, encore une fois il nous enfume.

Pour le dépeçage du droit du travail ils avouent eux-même que cela ne relancera pas les embauches, on peut bel et bien se demander à quoi ça sert donc ?

ET pour la CSG c'est encore une fois sur les classes moyennes que tout va tomber.

Bref le serviteur des riches fait une politique pour les riches mais qui en doutait ?
a écrit le 31/08/2017 à 9:38 :
Sur le fond, je suis assez d'accord: chaque fois qu'il y a une aide de l'état (crédit d'impôt pour les équipements énergétiques, le solaire,...) le vendeur ne joue pas le jeu: il augmente son prix de départ et fait miroiter l'aide de l'état.
Pareil pour les APL...
Les dindons de la farce sont à la fin toujours les mêmes: les contribuables.
Il est temps de faire exploser ces usines à gaz mises en place pour alimenter des intérêts très ciblés, obtenus par des lobbies.
Réponse de le 31/08/2017 à 10:13 :
Ce matin sur BFMVC : Bande annonce de Macron " je vais devoir vivre pendant des mois avec l'impatience du peuple".
Traduction de la novlangue télévisuelle : complainte d'un enfant auprès de sa maman ( comprenez Brigitte).
"Maman, y a le peuple, y fait rien qu'à m’embêter"
a écrit le 31/08/2017 à 9:28 :
Il veut simplement déréguler a la sauce GOPE en imposant sa régulation!
a écrit le 31/08/2017 à 9:26 :
Plutôt que s' attaquer aux origines du mal poursuivant l' immense oeuvre d' El Khomri en lien direct avec les ..attentes des GOPE ..

Comme le disait Bossuet, « Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit. » Cette citation s’applique spécialement bien à tous ceux –notamment à gauche – qui s’indignent du projet de loi El Khomri mais qui ont chaudement approuvé les traités européens dont elle est la conséquence fatale. Il y a tout d’abord la responsabilité du sacro-saint euro. Les carnets de commande, que j’évoquais à l’instant, sont vides, d’abord et avant tout : • parce que l’euro dégrade notre compétitivité-prix ; et parce que l’austérité perpétuelle imposée en France et dans toute la zone euro pour tenter de conserver cette monnaie comprime sans arrêt la demande. Avec une parité fixe, on ne peut plus dévaluer pour retrouver de la compétitivité-prix.

On peut l' aider à ..pointer !

https://www.upr.fr/actualite/le-projet-de-loi-el-khomri-est-la-consequence-directe-de-notre-appartenance-a-lunion-europeenne
Réponse de le 31/08/2017 à 11:33 :
A Bref et Gédéon deux remarques : une sur la forme et une sur le fond
–Tout le monde n'est pas initié GOPE:grandes orientations de politique économique définies par Bruxelles
-Macron ayant été élu c'est normal qu'il applique son programme en conformité avec ses idées européennes

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