Assurance-chômage : 1,2 million de personnes pourraient voir leur allocation se réduire

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(Crédits : Charles Platiau)
Avec la réforme de l'assurance-chômage, 1,2 million de personnes pourraient voir leur allocation journalière réduite et 500.000 l'ouverture de droits annulée ou retardée, selon des analyses prudentes de l'Unédic.

Après l'annonce de la réforme le 18 juin, l'entourage de la ministre du Travail avait estimé entre 600.000 et 700.000 le nombre de personnes "potentiellement impactées".

La réforme prévoit, entre autres, un nouveau mode de calcul de l'indemnité. En outre, il faudra avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois (au lieu de quatre mois sur les 28) pour avoir droit à une indemnisation. Enfin, pour le "rechargement des droits", en situation de cumul emploi-chômage, il faudra avoir travaillé également six mois pour ouvrir un nouveau droit (au lieu d'un mois aujourd'hui).

500.000 personnes impactées

Avec ces mesures, l'Unédic, qui gère l'assurance chômage, anticipe trois effets.

Premier effet: 500.000 personnes chaque année seraient impactées par une ouverture de droit retardée ou annulée.

Deuxième effet: la durée du droit sera plus courte pour 250.000 allocataires avec le passage à 24 mois pour les moins de 53 ans. Ces deux chiffres ne peuvent être additionnés, "car une partie des allocataires seront impactés par les deux effets", prévient l'Unédic.

Troisième effet: une allocation journalière plus faible pour 1,2 million de personnes ayant travaillé de manière discontinue, soit la moitié des entrants.

Une réforme complexe

Mais, insiste l'Unédic, "il est délicat à ce stade d'estimer la population concernée". Elle a transféré ces "premiers repères" aux organisations syndicales et patronales cette semaine en s'appuyant sur les éléments communiqués dans le dossier de presse le 18 juin.

"Il ne s'agit pas à ce stade d'une analyse complète ni d'un chiffrage consolidé des impacts du décret attendu", précise l'organisme, qui prévoit de diffuser en automne une étude plus poussée, y compris sur le plan financier.

La réforme prévoit également d'indemniser les démissionnaires et les travailleurs indépendants, de mettre en place un "bonus malus" sur les contrats courts dans certains secteurs et une dégressivités de 30% au 7e mois pour les salaires supérieurs à 4.500 euros brut.

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Commentaires
a écrit le 10/07/2019 à 10:29 :
Tant que l'on ne taxe pas les jardins, profitez en pour en faire un! La famine ne va pas tarder a apparaître!
a écrit le 09/07/2019 à 21:08 :
A quoi bon prendre en "otage," comme disait l'autre Macron des chômeurs en les discriminant alors qu'il y a 3.6 millions de personnes sans emploi catégorie A et en partie due à cet incapable ou avec Hollande comme ministre ou comme pire président de la cinquième République.
Réponse de le 10/07/2019 à 8:38 :
Un peu facile de taper sur Hollande alors que l'on a bénéficié des mesures prises pour présenter de bons chiffres...la suite ..on verra....mais la croissance repart à la baisse...restera la manipulation....et de vrais ....chômeurs pour vivre dans l'illusion des spéculateurs....!
a écrit le 09/07/2019 à 13:27 :
'Faut voir, y'a peut-être des soldes sur les gilets jaunes en ce moment ... :-) !
a écrit le 09/07/2019 à 13:09 :
Il n'y a pas d'alternative, les humains et la nature doivent se sacrifier afin que nos mégas riches soient toujours plus riches toujours plus vite.
a écrit le 09/07/2019 à 12:37 :
Toute la question est de savoir en quoi diminuer les conditions des chômeurs apporte quoi que cela soit a l'économie. Il est vrai aussi que lorsque l'on organise un immense plan social, quoi de mieux que d'y mettre un ancien DRH.

Mais alors qu'elle se vote des lois lui permettant de faire des culbutes, encore une fois si l'on sait qu'elle est drh, du coup aucune espérance de création d'emploi ou même une rélfexion sur la question. La difficulté de la situation, c'est qu'il devrait y avoir un deal, mais comme tout la politique actuelle, le deal est de faire tomber le système social, en décorrélant les cotisations, en remplaçant la logique assurantielle en logique de devoir par l'état, qui ne coûte de fait pas grand chose, mais dont on comprend mieux l'objet. Avec les lois prisent du début de l'année, 500 ooo personnels détachés et un jeunisme mettant tout les travailleurs de plus de 50 ans au chômage, vous pensez que la situation va s'améliorer?! C'est marrant que des gens qui n'ont aucune forme de réalisation économique puissent être ministre du travail, qui a défaut d'en créer remet en cause ceux qui n'en trouvent pas..... Comme elle pouvait le faire en faisant des plans sociaux et en se faisant de l'argent au passage (c'est toujours ainsi pour les plans sociaux). Comme quoi licencier des gens rapporte plus que de créer du travail ! au moins on peut être ministre du travail, cela permet au final de faire de la gestion du moins disant sans obligations de résultats !!!
Réponse de le 09/07/2019 à 18:30 :
Sauf qu'actuellement , la France crée 500 emplois nets par jour..! donc vous avez tort sur toute la ligne.
a écrit le 09/07/2019 à 12:19 :
Quel monde, il est plus facile de toucher les plus démunis (face au travail, face à la vie). Une poignée a les poches biens remplies, les postes les plus importants. On appuie sur ON la télé s'allume et on les voit qu'ils critique ceux de bas cordée.... Et en avant, la retraite, de nouvelles hausses, on les voit se démener pour crier "il faut les punir" "il faut sévir" "il faut durcir les régles"........ et eux nettement ils sont tranquilles
a écrit le 09/07/2019 à 11:14 :
Enfin au boulot en fois de parasiter. (dette Unedic chez les contribuables 33.000.000.000. euros)
a écrit le 09/07/2019 à 10:36 :
et bientôt une nouvelle génération d'yeux crevés et de mains arrachées, de manière démocratique évidemment.....

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