Les salariés démissionnaires vont-ils toucher plus facilement le chômage ? Si la réforme de l'assurance chômage prévoit de durcir les règles d'indemnisation, le projet de décret envoyé au Conseil d'Etat mardi dernier, que La Tribune a pu consulter, fait apparaître un « assouplissement » des conditions d'indemnisation des salariés démissionnaires ayant un projet de reconversion professionnelle, de création ou de reprise d'entreprise.
Pour rappel, la démission ne permet pas de bénéficier de l'allocation de retour à l'emploi (ARE), sauf dans dix-sept cas de démissions dites « légitimes » (conjoint muté, etc.). Lors de la campagne présidentielle en 2017, Emmanuel Macron avait promis d'ouvrir « les droits à l'assurance chômage aux salariés qui démissionnent ».
L'ambition d'Emmanuel Macron d'une « assurance chômage universelle » avait finalement été revue à la baisse. Depuis le 1er 2019, l'indemnisation est ouverte aux salariés qui « poursuivent un projet de reconversion professionnelle nécessitant le suivi d'une formation ou un projet de création ou de reprise d'une entreprise », à condition de « justifier d'une durée d'affiliation spécifique équivalant à au moins 1 300 jours travaillés au cours des soixante mois (5 ans, NDLR) qui précèdent la fin du contrat de travail ».