Réforme assurance chômage : pour l’empêcher, la CFDT fera « tout ce qui est possible »
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Jeudi, Marylise Léon dénonçait une réforme « uniquement budgétaire » qui va faire « la poche des chômeurs ».
Reuters
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Jeudi, Marylise Léon dénonçait une réforme « uniquement budgétaire » qui va faire « la poche des chômeurs ».
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Le syndicat Force Ouvrière (FO) n'est pas le seul à promettre d'attaquer la mise en œuvre de la nouvelle réforme de l'assurance chômage devant le Conseil d'Etat. La CFDT fera « tout ce qui est possible » pour empêcher ce décret, a déclaré samedi la numéro un de ce syndicat, Marylise Léon, qui évoque un « recours devant le Conseil d'Etat ».
« Nous activerons tout ce qui est possible pour que cette réforme n'entre pas en œuvre », a-t-elle indiqué sur France Culture. « On verra s'il y a possibilité d'avoir un recours contre ce décret, un recours juridique devant le Conseil d'Etat ».
Il y a une semaine, le Premier ministre Gabriel Attal annonçait dans les colonnes de La Tribune Dimanche un nouveau tour de vis des règles d'indemnisation de l'assurance-chômage, puisque la durée d'indemnisation des chômeurs passera de dix-huit à quinze mois à compter du 1er décembre. Cette troisième réforme de l'assurance chômage depuis 2017 comprend également la nécessité d'avoir travaillé huit mois sur les 20 derniers mois pour être indemnisé, contre six aujourd'hui, et un « bonus emploi senior ». Objectif : économiser 3,6 milliards d'euros de dépenses de l'Etat.
Le gouvernement compte prendre un décret le 1er juillet pour que la réforme « puisse entrer en vigueur le 1er décembre », avait précisé Gabriel Attal, suscitant une levée de boucliers chez les syndicats, à gauche et au RN. Jeudi, Marylise Léon dénonçait ainsi une réforme « uniquement budgétaire » qui va faire « la poche des chômeurs ».
« C'est le pire durcissement des conditions d'indemnisation qui soit mis en œuvre depuis toujours. Quand les partenaires sociaux avaient la main, il fallait avoir travaillé quatre mois dans les 28 mois, et là on passe à huit mois dans les 20 », relevait quant à lui Michel Beaugas, secrétaire confédéral de FO, auprès de l'AFP. « C'est vraiment une mesure anti-jeunes », ajoutait encore Denis Gravouil, le négociateur sur l'assurance chômage de la CGT, pour qui l'absence de décision d'extension sur le bonus-malus montre que « le gouvernement est totalement aligné sur les intérêts du patronat »
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Du côté de l'opposition parlementaire, le groupe Liot va déposer une proposition de loi pour empêcher cette réforme - le texte sera examiné en commission début juin et dans l'hémicycle le 13 juin, à l'occasion de la niche parlementaire Liot, durant laquelle le groupe peut mettre ses propositions en discussion. Le groupe Liot compte 23 députés, indépendants.
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Marylise Léon, à la tête du premier syndicat de France, a salué samedi la possibilité d'un débat sur cette réforme à l'Assemblée nationale. « Il est important que le Parlement soit sensibilisé à cette question [...] Cela concerne des vraies gens, que Bercy ne voit peut-être pas à travers ses tableaux Excel, mais qui existent », a-t-elle dit.
(Avec AFP)
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