Assurance chômage : une réforme qui va demander des efforts

Fanny Guinochet
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Gabriel Attal
© LTD / ELIOT BLONDET/ABACA POUR LA TRIBUNE DIMANCHE

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Gabriel Attal
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Rarement une réforme d'assurance chômage n'aura été aussi dure. En réduisant la durée d'affiliation, c'est-à- dire le temps de travail nécessaire pour être éligible à une allocation - il faudra avoir travaillé huit mois sur les vingt derniers et non plus six sur les vingt-quatre précédents comme c'est le cas aujourd'hui -, l'impact se fera aussi sentir sur la durée globale d'indemnisation. Un chômeur de moins de 57 ans sera indemnisé jusqu'à quinze mois, contre dix-huit aujourd'hui.
Certes, le gouvernement maintient le régime spécifique des seniors - qui bénéficient d'une indemnisation plus longue -, mais il le décale de deux ans pour s'aligner sur la réforme des retraites. Et surtout, il met en place un dispositif de retour à l'emploi qui risque de faire polémique. L'idée de préserver le salaire des chômeurs les plus âgés - qui se voient souvent proposer des rémunérations plus faibles - est une mesure de protection. Mais elle ne manquera pas d'être vue par les syndicats comme un blanc-seing donné aux employeurs pour recruter de la main-d'œuvre expérimentée à bas prix. Dans le même temps, la généralisation du bonus-malus pour les entreprises est annoncée, mais elle sera progressive, dans un calendrier qui reste encore à définir.
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De la CFDT à la CGT en passant par FO, tous les syndicats dénoncent l'acharnement de l'exécutif contre les privés d'emploi et les précaires. Mais Gabriel Attal assume : grâce aux nombreuses réformes du marché du travail, de l'assurance chômage, de la formation entreprises depuis 2017, la France crée des postes et sort, enfin, du chômage de masse. Le Premier ministre, qui parie sur une reprise de l'économie l'an prochain, réaffirme l'objectif présidentiel du plein-emploi d'ici à 2027.
Fanny Guinochet