Au congrès de Régions de France, Carole Delga et Jean-Pierre Farandou plaident pour « révolution du ferroviaire »
latribune.fr

Carole Delga et Jean-Pierre Farandou
DR
latribune.fr

Carole Delga et Jean-Pierre Farandou
DR
... Clément Beaune, a tenu à assurer du soutien de l'exécutif.
Alors que la France est entrée dans une crise énergétique qui a mis en lumière la nécessité d'adopter de réelles mesures de sobriété, le train pourrait tirer profit de cette nouvelle donne pour gagner du terrain sur la route et l'aérien avec un consensus politique autour de son développement.
Le transport ferroviaire constitue une alternative à développer à travers une « révolution ferroviaire » que la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, également présidente de Régions de France, a appelé de ses vœux.
Dans une tribune publiée dans Le Monde mercredi, elle invite l'Etat à « réinvestir massivement tant au niveau du réseau que du matériel ». Un discours qu'elle a renouvelé ce jeudi à Vichy, à l'occasion du Congrès de Régions de France, au cours duquel La Tribune a inauguré la tournée « Transformons la France ! Au cœur des régions » qui se déroulera jusqu'en 2023.
« Le rail permet de répondre à l'urgence climatique, c'est le transport le moins polluant, le moins cher et le plus sûr », a justifié l'élue socialiste, évoquant également « un enjeu de souveraineté industrielle ».
« Il y a une envie de train car le grand public a compris que c'est le mode de transport le plus écologique », a confirmé Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF. « Il y a les transports régionaux, le fret qui est une alternative aux camions et le TGV, alternative à l'avion », a-t-il détaillé. Au sujet du fret, le dirigeant s'est montré particulièrement optimiste, assurant que le fret ferroviaire « a repris trois points de part de marché sur la route, signe que de plus en plus d'entreprises font le choix du train pour leurs transports ».
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Jean-Pierre Farandou a, également, cité en exemple le projet de ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur (LNPCA) qui doit relier les métropoles du littoral. « Il faut investir et la ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur est déjà une réponse », a-t-il insisté. Un appel partagé par Carole Delga selon qui « c'est le moment d'une révolution ferroviaire. Nous devons investir massivement dans le rail », plaidant également pour « la gratuité des transports en commun ». La présidente de région a, elle, cité en exemple l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne « où il va y avoir un grand plan d'investissement dans les infrastructures ferroviaires » et a, ainsi, invité l'Etat à s'en inspirer.
De son côté, le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, également présent ce jeudi à Vichy a tenu à assurer du soutien de l'exécutif quant au ferroviaire sur lequel « nous prendrons des engagements précis » avec les régions, a-t-il affirmé sans pour autant donner de chiffres. Confiant, le ministre a affirmé croire que « cette révolution du rail est en marche ». « Il faut que pour un sujet comme le réseau on le finance sur 10, 15, 20 ans de manière régulière. C'est une révolution qui s'inscrit sur des années d'efforts constants », a-t-il encore ajouté, parlant également de « priorité budgétaire » et d'investissements massifs.
Le ministre s'est montré volontaire au point d'être un peu emporté dans son élan au moment d'évoquer le contrat de performance signé entre l'Etat et SNCF Réseau. « Je pense qu'on devrait aller plus loin », a-t-il ainsi déclaré donnant de fait raison à tous ceux qui dénoncent un sous-investissement depuis plusieurs mois.
À lire également
Ce contrat, qui définit les lignes directrices jusqu'en 2030, ne prévoit en effet que 2,8 milliards d'euros par an pour la régénération et la modernisation du réseau là où plusieurs milliards de plus seraient nécessaires selon nombre d'acteurs du secteur.
latribune.fr
Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques
JO 2030 : « Nous allons continuer à bâtir et à investir », promet Éric Ciotti
Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026