Baisse timide du nombre de demandeurs d'emploi au second trimestre

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Cette baisse est plus faible que lors des deux trimestres précédents (-0,7% au premier et -1,1% au dernier trimestre 2018). Sur un an, le recul est de 1,9%.
Cette baisse est plus faible que lors des deux trimestres précédents (-0,7% au premier et -1,1% au dernier trimestre 2018). Sur un an, le recul est de 1,9%. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
Le nombre de demandeurs d'emploi n'exerçant aucune activité a diminué de 0,4% en France métropolitaine au deuxième trimestre, le recul sur un an atteignant 1,9%, selon les données publiées jeudi par le ministère du Travail et Pôle emploi. Le rythme de la baisse du nombre d'inscrits a marqué le pas par rapport aux deux trimestres précédents.

Les bons signes se multiplient sur le front du marché du travail. Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, c'est à dire sans activité, a diminué de de 0,4% entre les mois d'avril et juin et de 1,9% sur un an selon les derniers chiffres publiés par Pôle emploi et le service de statistiques du ministère du Travail ce jeudi 25 juillet. A la fin du second trimestre, les personnes en catégorie A étaient 3,37 millions contre 3,391 au trimestre précédent. En 2018, à la fin du deuxième trimestre, elles étaient 3,443 millions à l'échelle de la France métropolitaine. Cette baisse est plus faible que lors des deux trimestres précédents (-0,7% au premier et -1,1% au dernier trimestre 2018).

Le ralentissement de la croissance économique en France et les incertitudes relatives à la conjoncture mondiale ont pu contribuer à freiner les embauches dans certains secteurs. Les derniers chiffres du climat des affaires de l'Insee et les indicateurs du cabinet Markit témoignent de tensions sur l'appareil industriel français notamment. Et si la croissance du PIB devrait atteindre 1,3% cette année selon la plupart des prévisionnistes, les grandes économies de la zone euro souffrent grandement. L'Italie devrait frôler la récession cette année avec 0,1% de croissance attendu par le FMI et l'Allemagne devrait tourner au ralenti avec un PIB à 0,7%.

> Lire aussi : Après plusieurs mois d'embellie, le climat des affaires se dégrade

Décrue pour les 25-49 ans et les seniors

Les chiffres sont plutôt favorables pour la catégorie des 25-49 ans (-0,6%), notamment les femmes (-0,9%), et les personnes âgées de plus de 50 ans (-0,4%). En revanche, la situation est plus critique pour les jeunes (+0,2%), surtout les hommes (0,9%). Sur un an, les statistiques sont plus positives pour les - de 25 ans (-1,4%).

Au niveau des catégories, les personnes inscrites à l'opérateur public, tenues de rechercher un emploi et pouvant exercer une activité ou non (A,B,C) sont également en baisse (-0,4%). Elles sont passées de 5,6 millions à 5,57 millions entre les deux premiers trimestres de 2019. Malgré ces indicateurs au vert, le nombre de personnes enregistrées à Pôle emploi reste massif. Sur l'ensemble des catégories, elles sont encore 6,55 millions fin juin contre 6,56 millions à la fin du mois de mars.

Une baisse du taux de chômage à attendre pour 2019

Les économistes de l'Insee anticipent une baisse du taux de chômage. Dans leur dernière note de conjoncture datée du 20 juin, ils expliquent que les créations d'emplois permettraient la poursuite du recul du taux de chômage. Lors d'un récent point presse, le responsable du département de la conjoncture, Julien Pouget, avait déclaré que "cette croissance française serait suffisante pour accentuer le dynamismes des créations avec plus de 240.000 créations nettes sur l'année après 182.000 l'an dernier. La population active tend à ralentir. Le taux de chômage continuerait de baisser pour s'établir à 8,3% en fin d'année 2019".

Un durcissement des conditions d'accès aux indemnités

La publication de ces chiffres favorables intervient alors que le gouvernement s'apprête à publier le décret pour l'application de la réforme de l'assurance-chômage cet été. Le gouvernement d'Edouard Philippe a décidé de durcir les conditions d'accès aux indemnités en allongeant la durée de cotisations nécessaire et une dégressivité des indemnités versées pour les plus hauts salaires. À partir du premier novembre prochain, il faudra avoir travaillé l'équivalent de six mois durant les 24 mois avant la fin de son contrat pour bénéficier des allocations chômage, et non plus quatre mois pendant 28 mois. Ces mesures pourraient avoir des conséquences sur le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi.

> Lire aussi : Assurance-chômage : le gouvernement dévoile son plan de bataille

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Commentaires
a écrit le 28/07/2019 à 9:30 :
J'aurai bien vu un titre sensationnaliste comme : "Les chômeurs victimes de la canicule !"
a écrit le 27/07/2019 à 9:36 :
Baisse timide du nombre de demandeurs d'emploi au second trimestre ...

quelle BELLE FAKE NEWS...

Les radiations arbitraires et les mensonges statistiques sont le sport préféré de Poleemploi LERM
Réponse de le 27/07/2019 à 13:55 :
Bien le bonjour à Moscou !
La pluie est arrivée ici...
a écrit le 26/07/2019 à 17:49 :
Moins d'indemnités pour les hauts salaires ce qui implique une baisse des cotisations des cadres. Pas de raison de payer des cotisations chômage pour recevoir moins que ce que permettrait le montant prélevé pour cette assurance.
Réponse de le 27/07/2019 à 6:55 :
Dette d'Unedic 33 milliards euro. Moins d'indemnites se doit traduire en moins des impots pour les contribuables. Payez vous meme vos assurances et ne parasitez pas aux autres.
a écrit le 26/07/2019 à 14:50 :
Une amie qui travaille à Pole Emploi me raconte qu'entre la moitié et le tiers des gens qu'elle suit pourraient trouver du travail s'ils le voulaient... Mais les indemnisés chômage sont généreuses!
Réponse de le 27/07/2019 à 8:36 :
C'est normal que ton amie diffuse une propagande qui défend son gagne pain. Pole emploi n'a aucune justification au regard du déficit qu'il creuse. Je considère que c'est du parasitisme financé par nos cotisations sociales. il n'y a officiellement en france qu'environ 500000 postes à pourvoir, bien souvent qualifiés, pour environ 6 millions de chômeurs. Ce qui fait 12 candidats par poste. Les offres d'emploi ne manquent pas de candidats, mais de compétences. Tu ne peux pas occuper un poste de plombier ou d'aide sociale si tu n'as pas les diplômes correspondants. Et se faire financer une formation est un véritable parcours du combattant, comme toute démarche administrative en France.
Réponse de le 27/07/2019 à 12:27 :
Une amie qui travaille à Pole Emploi me raconte que la quasi-totalités des chômeurs ne bénéfice d'aucune aide concrète pour retrouver un emploi... Mais les salaires versés par Pôle Emploi à ses agents sont généreux !
a écrit le 26/07/2019 à 10:05 :
La canicule aura au moins servi à quelque chose... :)
a écrit le 26/07/2019 à 8:10 :
Il devrait être instauré le revenu universel, avec toutes les ressources pillées en Afrique dont l'Uranium grâce à la puissance militaire (payée par le contribuable), le Français ne devrait plus avoir besoin de travailler pour vivre, uniquement ceux qui en veulent un peu ou beaucoup plus ....
Réponse de le 26/07/2019 à 15:30 :
Soit vous etes un troll, et il n'y a rien à ajouter. Soit vous êtes sérieux et c'est grave ; Payer à rien faire grâce au pillage des autres pays (on se demande qui va s'engager dans l'armée pour ''piller'' s'il peut rester chez lui à regarder hanouna avec un cheque du gouvernement pour ne rien faire).
Réponse de le 26/07/2019 à 20:54 :
Grave non, mais cynique et réel oui, rassurez-vous il y a bien pire ...
a écrit le 25/07/2019 à 21:48 :
faut sondage ; que des emplois précaire toutes ses industries avec licenciements !!!!!rentrer de septembre dur dur !!!pourvoir d'achats zéro dans le porte monnaie de la ménagère
Réponse de le 26/07/2019 à 9:55 :
Un trait de propagande insoumis pour les purs et durs qui croient encore à ce tissu d aneries 😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀
a écrit le 25/07/2019 à 18:54 :
Les données publiées par Pôle Emploi ne valent rien; seuls les chiffres du chômage calculés selon la méthode standard du BIT sont pertinentes.
Cordialement
Réponse de le 27/07/2019 à 13:57 :
Bizarrement quand le chômage monte, on ne met pas en doute les chiffres...
a écrit le 25/07/2019 à 18:00 :
Cette amélioration est due à la politique monétaire de la BCE, donc de Draghi.
Regrettable est le fait que les Allemands l'ont longtemps empêché d'agir en ce sens.
L'Allemagne a besoin de taux élevé à cause des fonds de pension de ses retraités à qui l'on a promis des rendements irréalistes, rendements qui auraient dû leur permettre de vivre des revenus du capital sans devoir entamer le capital même.
Ils ont toujours eu les yeux plus grands que le ventre ces Allemands.
Réponse de le 26/07/2019 à 7:51 :
Au moins les allemands ceux ont une caisse de retrait rempli. Votre caisse de retrait c'est que virtuel. Mieux de vivre dans le realite.
a écrit le 25/07/2019 à 17:05 :
il n'y pas de baisse du chomage mais une augmentation des radiations. par contre, regardez le nombre de personnes qui bénéficient du RSA, une constante augmentation. ce sont eux les chomeurs radiés...
Réponse de le 25/07/2019 à 19:38 :
Avez-vous des preuves de ce que vous dites ou c'est juste au pouce mouillé ?
Réponse de le 25/07/2019 à 21:06 :
Le nombre de français au RSA est quasi stable en 2019 par rapport à 2018. Il y a une baisse du chômage qui correspond à des créations d emplois.
Réponse de le 28/07/2019 à 19:56 :
@Phl
Pour 2019 je doute que vous ayez les chiffres a l'avance et le premier semestre est à peine fini. De plus les Départements communiquent et continuent d'indiquer de la tendance a l'accroissement des dépenses pour le versement du RSA. De plus si vous êtes radié de Pole emploi vous n"êtes plus obligatoirement pris en charge par le dispositif. La commission peut suspendre l’allocation versée par le conseil départemental en cas de refus de se soumettre à un contrôle, de suivre une formation ou de radiation de Pôle emploi.
a écrit le 25/07/2019 à 15:41 :
Bref on vire les chomeurs des stats... -_-

"La vérité est têtue, il est plus facile de s'arranger avec les statistiques." M. Twain
Réponse de le 26/07/2019 à 10:37 :
si je peux pas répondre au multipseudos vous virez mon commentaire. Vous êtes habitués maintenant.
Réponse de le 26/07/2019 à 15:32 :
Qu'est ce qui prouve votre affirmation ?
Réponse de le 27/07/2019 à 9:34 :
@ multipseudos:

"Qu'est ce qui prouve votre affirmation ? "

Heu... Je ne sais pas que tu te précipites à venir troller par exemple ? :-)
Réponse de le 28/07/2019 à 13:40 :
@ multipseudos:

Tu trolls, si nous devions tous "prouver" nos dires sur un forum il n'y en aurait pas hypocrite obscurantiste que tu es.

Signalé bien entendu.

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