Bayrou à la manoeuvre pour bâtir un nouveau gouvernement
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Le Premier ministre François Bayrou lors de la passation de pouvoir à Matignon avec Michel Barnier à Matignon vendredi 13 décembre.
Reuters
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Le Premier ministre François Bayrou lors de la passation de pouvoir à Matignon avec Michel Barnier à Matignon vendredi 13 décembre.
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François Bayrou a entamé samedi un cycle de consultations en vue de constituer un gouvernement, en recevant à Matignon les présidents des deux chambres parlementaires ainsi que le premier président de la Cour des Comptes Pierre Moscovici, et le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Pierre Moscovici est arrivé à Matignon aux alentours de 10H45, a constaté l'AFP.
La rencontre avec la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet était fixée à 11H30 et celle avec son homologue du Sénat Gérard Larcher à 18H00, a indiqué Matignon au lendemain de la nomination du nouveau Premier ministre, qui succède au poste de chef du gouvernement au LR Michel Barnier, victime d'une motion de censure trois mois après son arrivée. Lors de la traditionnelle passation vendredi, le centriste a assuré ne rien ignorer "de l'Himalaya qui se dresse devant nous, des difficultés de toute nature", promettant de "ne rien cacher, ne rien négliger et ne rien laisser de côté".
Au lendemain de la dégradation par l'agence Moody's de la note souveraine de la France, estimant que la "fragmentation politique" du pays est peu propice au rétablissement rapide des finances publiques, M. Bayrou doit aussi recevoir le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
Sans majorité à l'Assemblée, le Premier ministre doit maintenant s'atteler à la composition de son gouvernement, qu'il veut compact et dominé par des personnalités d'expérience.
Le chef du gouvernement, âgé de 73 ans, doit composer avec une Assemblée qui peut le faire tomber si les voix de la gauche s'unissent à celles du Rassemblement national comme lors de la motion qui a mis fin au bail de Michel Barnier. Comme prévu, le Nouveau Front populaire ne participera pas à ce gouvernement. Mais il se divise sur le degré de critiques envers François Bayrou. LFI déposera ainsi dès que possible une motion de censure, son coordinateur Manuel Bompard qualifiant ce choix de "nouveau bras d'honneur à la démocratie".
Pour sa part, la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier a affirmé samedi sur France Inter qu'elle ne souhaitait pas "censurer a priori" le gouvernement de François Bayrou, mais qu'elle commence déjà "à avoir des a priori de censure".
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A droite, Les Républicains ont conditionné leur participation au gouvernement au "projet" que leur présentera le nouveau Premier ministre. "Nous ne nous renierons pas", a prévenu l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy sur France Inter, citant comme priorités de son parti l'immigration, la sécurité, l'agriculture, la fiscalité ou encore la dette du pays.
(Avec AFP)
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