A l'occasion de la troisième édition du programme « reconquête du commerce rural », la ministre du Commerce, Olivia Grégoire, a annoncé la sélection de 43 projets de commerces en territoire rural pour bénéficier d'une subvention de 20.000 ou 70.000 euros. Avec ce programme, le gouvernement espère ouvrir 1.000 commerces dans des communes rurales désertées, d'ici à 2025.Coup de pouce pour les populations habitant en zone rurale. Dans le cadre du « programme de reconquête du commerce rural », du gouvernement, la ministre du Commerce, Olivia Grégoire, a annoncé ce lundi l'octroi de subventions pour 43 projets de création de commerce dans des communes rurales, pour un montant de 1,2 million d'euros. Dans le détail, ces commerces seront répartis dans 28 départements et la moitié d'entre eux s'installeront dans des communes n'ayant aucun commerce de proximité.
Les commerces ayant pignon sur rue pourront recevoir jusqu'à 80.000 euros d'aides à l'investissement quand la subvention atteindra 25.000 euros pour les commerces itinérants. Au total, avec cette vague de subvention, « 50.000 Français vont voir un commerce ouvrir dans leur commune », s'est félicitée la ministre, lors d'une conférence de presse.
Redynamiser les communes rurales
Cette annonce, qui est en réalité la troisième salve du programme débuté en mars 2023 par le ministère du Commerce et celui des Collectivités territoriales, a pour but de lutter contre la désertification des communes rurales. Et pour cause, plus de 21.000 communes ne disposent d'aucun commerce, soit 62% des communes françaises contre 25% en 1981, selon le gouvernement. « Ces territoires font face à un cercle vicieux, a affirmé Olivia Grégoire. Moins il y a de commerce dans une commune, moins il y a d'habitants, moins il devient attractif pour les commerçants de venir et même de rester dans cette commune. » Un problème qui crée des conséquences en cascade.
« D'abord, cela oblige les habitants de ces territoires à faire des kilomètres en voiture pour faire leurs courses mais le manque de commerces a aussi des conséquences sociales puisque cela crée une perte de lien entre les habitants et un sentiment d'abandon », a rappelé la ministre.