Cora, Truffaut, Picard, Fnac, Darty, Decathlon, McDonald's, Orange... Vous avez faim ? Soif ? Besoin d'acheter quelque chose ? Pas de problème, vous trouverez tout ce qu'il vous faut dans la zone commerciale Le Bois des Fenêtres à Saint-Maximin, dans le Sud de l'Oise, à quelques kilomètres de Creil comme du château de Chantilly. Outre ces « boîtes à chaussures », les parkings bitumés y sont immenses. Vous pourrez donc vous garer sans effort.
Snobée par l'exécutif pendant près de cinq ans - malgré la crise des Giles jaunes -, cette « France moche », ou plutôt la France des villes moyennes, a fait l'objet d'une matinée entière à Bercy, temple de l'économie et de la finance. Sous l'expression « un nouvel horizon pour les zones commerciales », le gouvernement vient d'annoncer un paquet de mesures pour accompagner la mutation de ces entrées de ville, synonymes, à tort ou à raison, de destruction de centres-villes et d'étalement urbain.
Deux mois après l'adoption de la proposition de loi visant justement à atteindre l'objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols en 2050, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, et la ministre du Commerce Olivia, Grégoire, ont annoncé, aux côtés de leur collègue, Patrice Vergriete, (Logement), le déblocage de 24 millions d'euros via le projet de loi de finances 2024.
Trois types de zones commerciales sont concernées. Au premier chef, les ZAC dynamiques en zone dense pour rationaliser l'activité commerciale et introduire de la mixité fonctionnelle (logement, bureau...). Mais aussi les ZAC en déprise en regroupant les magasins et traitant les friches. Ou encore les ZAC en zone peu dense où il s'agit de favoriser l'implantation d'autres activités, « notamment » industrielles.