A cinq jours du premier tour de l'élection présidentielle, l'association des maires ruraux, qui représente 10.000 communes de moins de 3.500 habitants, met sur la table 20 propositions. Si son président Michel Fournier dresse un bilan "mitigé" du quinquennat qui s'achève, il souligne avoir toujours accepté la main tendue du chef de l'Etat sortant.Ils ont l'habitude de se présenter comme des "maires militants". A cinq jours du premier tour de l'élection présidentielle, l'association des maires ruraux de France (AMRF), qui représente 10.000 communes de moins de 3.500 habitants, entre en campagne avec 20 propositions.
Un bilan "mitigé" du quinquennat
La première selon eux consisterait à abonder un fonds spécifique pour accélérer la rénovation du bâtiment - déjà objet de milliards d'euros dans le cadre de France Relance et du budget 2022 -, ou encore de permettre aux communes volontaires de recouvrer tout ou partie des compétences obligatoires transférées aux intercommunalités. Par exemple, dans les domaines de l'eau et de l'assainissement, sur lesquelles les communes n'ont plus la main.
"Il suffisait de nous dire que cette compétence n'était pas obligatoire mais au lieu de ça, les technocrates parisiens l'ont imaginée de façon technique",s'agace le président des maires ruraux, Michel Fournier.
Maire (Sans étiquette) des Voivres (330 habitants, Vosges) et vice-président de l'agglomération d'Epinal (78 communes, 116.000 habitants), l'élu dresse, plus généralement, un bilan "mitigé" du quinquennat qui s'achève. Parmi les motifs de satisfaction, la reconnaissance de "la structure et de l'indépendance" de l'association des maires ruraux.
"Un mois et demi après son élection, le président de la République nous a reçus à l'Elysée. J'avais déjà échangé avec Emmanuel Macron quand il était ministre de l'Economie, mais là, c'était une première",se souvient Michel Fournier.
La politique de la main tendue de Macron
A la différence de l'Association des maires de France (AMF), de l'Assemblée des départements de France (ADF) et des régions de France (ex-ARF) qui jouent depuis 2018 la carte de l'opposition, les maires ruraux ont toujours accepté la main tendue de l'actuel chef de l'Etat.