Gilets jaunes : les racines de la colère

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Le sentiment de déclassement et de solitude sont déterminants pour comprendre le mouvement des gilets jaunes selon le Conseil d'analyse économique.
"Le sentiment de déclassement et de solitude" sont déterminants pour comprendre le mouvement des gilets jaunes selon le Conseil d'analyse économique. (Crédits : Eric Gaillard)
Emploi, fiscalité locale, immobilier, associations, équipements publics et privés....dans une note éclairante, le conseil d'analyse économique (CAE), rattaché aux services du Premier ministre explique que la disparition des services de proximité et des commerces de détail ont amplement contribué à alimenter la colère des gilets jaunes.

Colère sur les ronds-points, manifestations, violences,... pendant plusieurs mois, la révolte des gilets-jaunes a ravivé de nombreux débats sur les inégalités territoriales et la crise traversée par des populations dans des zones parfois délaissées par les pouvoirs publics et les entreprises. Pour tenter de mieux cerner les racines de ce malaise, le centre d'analyse économique (CAE), rattaché à Matignon, vient de publier une note  éclairante sur les ressorts de ce mouvement social inédit. Pour les auteurs Yann Algan, Clément Malgouyres et Claudia Senik "la perte des lieux de socialisation semble participer au mal-être des territoires mobilisés dans le mouvement des gilets jaunes. A contrario, lorsque le tissu associatif local est plus dense, les expressions de mécontentement sont plus rares".

Pour Philippe Martin, président de l'organisation, "il faut aller au delà des critères économiques [...] C'est surtout la variation des indicateurs dans le temps qui compte et pas forcément leur niveau". La prise en compte des indicateurs de bien-être paraît essentielle pour mesurer l'efficacité des politiques publiques. "L'impact de la concentration économique au niveau des métropoles par exemple peut avoir un impact négatif sur le bien-être [...] Il faut rééquilibrer les arbitrages entre l'économique et le bien-être"a-t-il ajouté lors d'un point presse.  Alors que les élections municipales approchent à grand pas, l'exaspération de certaines catégories sociales devient un enjeu majeur pour de nombreux candidats et futurs élus.

La fermeture des commerces de détail et des équipements publics alimente les colères

Dans leurs travaux, les économistes ont testé plusieurs indicateurs sur des communes ayant connu des mobilisations de gilets jaunes et ont établi une hiérarchie des facteurs les plus robustes. Il apparaît que le déterminant le plus important est la fermeture des commerces de détail et de proximité et la disparition des équipements de santé comme les hôpitaux, les maternités ou les cabinets de médecin. Ainsi, selon les résultats communiqués par l'organisme de recherche, les communes qui ont "perdu un commerce alimentaire (épicerie, supérette ou supermarché) ont davantage de chance de connaître un événement gilets jaunes et une augmentation de l'abstention".

Le désarroi de certaines populations a pu également être alimenté par la disparition de lieux éducatifs ou culturels. "La fermeture d'un lycée, d'un cinéma ou d'une librairie-papeterie est souvent associée à une plus forte probabilité d'un événement gilets jaunes dans la commune". Au sujet du bien-être, la disparition d'un équipement infirmier, d'un centre hospitalier peut également accroître le sentiment d'anxiété et les disparités géographiques. Ce qui a retenu l'attention des économistes est l'allongement des durées de trajet entre la commune et les équipements et pas forcément l'augmentation de la durée de transport entre le domicile et le travail.

La fiscalité locale au coeur des mécontentements

La fiscalité arrive en deuxième position des facteurs testés pour appréhender le malaises chez les gilets jaunes. Il faut rappeler que c'est la hausse d'une taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres à l'automne 2018, même si les raisons de la colère étaient bien plus profondes.

"Les analyses économétriques montrent  que les communes qui ont connu un mouvement gilets jaunes sont celles où l'ensemble des impôts locaux ont, en moyenne, davantage augmenté que dans les autres communes" résument les économistes.

 > Lire aussi : "Gilets jaunes" : la poudrière du ras-le-bol fiscal

Taux d'emploi et niveau de vie au centre du malaise

La variation du taux d'emploi semble être un facteur déterminant pour comprendre le mécontentement de ces populations. "Concernant la satisfaction dans la vie et l'anxiété, la variation de l'emploi local exerce des effets sur tous les individus, avec une amplitude plus forte s'ils sont au chômage ou inactifs" expliquent les rédacteurs. En outre, les changements de niveau de vie, calculé avec le revenu disponible par unité de consommation plus précis que le PIB par habitant, peuvent être des moteurs de la mobilisation.

"Plus le niveau de vie médian de la commune s'élève, moins on observe d'événements gilets jaunes. Quant à l'insatisfaction et à l'anxiété des individus, si elles dépendent du revenu de ces derniers, elles décroissent également avec le revenu médian de la commune : résider dans une commune devenue plus « riche » est associé à une anxiété individuelle plus faible" complète le centre de réflexion."

Le tissu associatif, déterminant essentiel  pour le lien social

La crise des gilets jaunes a révélé la solitude de personnes qui avaient perdu tout lien social dans leur vie quotidienne, familiale ou professionnelle. Cette dimension, aux yeux des économistes, est fondamentale pour bien comprendre les enjeux sociaux derrière le mouvement des gilets jaunes. Ainsi, l'intensité du lien social a été mesurée par le biais de plusieurs indicateurs. Et il apparaît que le niveau du tissu associatif local peut jouer un rôle fondamental sur la présence de gilets jaunes. Le conseil d'analyse économique a ainsi observé que "l'augmentation du nombre d'associations rapporté à la population de la commune réduit la probabilité d'un événement gilets jaunes".

Mener des politiques territoriales en faveur du bien-être

Pour tenter de réduire ce malaise, les économistes ont fait plusieurs recommandations. Les politiques publiques territoriales doivent ainsi changer de méthode en "privilégiant les actions définies à partir des actifs et des acteurs spécifiques de chaque territoire, et mises en œuvre à l'échelon de gouvernance adéquat". Ils encouragent la mise en place de dispositifs tels "que «  Action Cœur de ville  » (lancé en décembre 2017), «  Territoires d'industries  » ou « Pactes territoriaux »". Ils invitent également à repenser l'accès aux services publics et aux services de proximité par des lieux hybrides favorisant le lien social.

"Si le label du réseau « France services » favorise l'accès aux services publics, il s'agit également de favoriser l'accessibilité à certains services «  de base  » tels que le commerce de détail ou encore l'hébergement d'associations créatrices de lien social ou qui répondent à des besoins spécifiques de la population (par exemple, salarier un professionnel de santé)."

 > Lire aussi : Les territoires d'industrie, l'autre réponse à la crise des "Gilets jaunes"

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Commentaires
a écrit le 16/01/2020 à 13:47 :
Quand on a 100 euros mensuels de dépense non contraintes et qu'on vous traite de beaufs et qu'on vous assigne à résidence via une taxe carbone, en général, il y a de quoi s'énerver
a écrit le 15/01/2020 à 17:43 :
Pas besoin de commander une étude pour s'apercevoir que le concept de continuité territoriale avait un sens, qu'il montrait également un respect du peuple et que sa déliquescence sonne le tocsin du vivre ensemble et nourris l'exaspération de nos concitoyens !!
a écrit le 15/01/2020 à 15:38 :
Un exemple :

C’est un mouvement discret qui se produit un peu partout en France : des bureaux de poste ferment leurs portes, ou vont le faire, provoquant la grogne des usagers et des élus locaux.Entamée de longue date en milieu rural, l’évolution touche désormais les villes. La Poste le reconnaît mais, interrogée par 60 Millions, elle refuse de communiquer des objectifs sur le nombre de fermetures envisagées.Selon nos recoupements à partir de chiffres publiés par le groupe La Poste en différentes occasions, ce sont 404 bureaux qui ont fermé entre début 2016 et début 2017. Dans le même temps, le nombre de points postaux tenus par des commerçants (« relais poste ») ou par des mairies (« agences postales communales ») a augmenté de 541.La loi oblige La Poste à maintenir 17 000 « points de contacts » sur le territoire, mais ne prescrit pas la forme que ceux-ci doivent prendre. En 2005, quelque 14 000 d’entre eux étaient de « vrais » bureaux de poste. Aujourd’hui, il en reste moins de 9 000, soit 51,4 % du total. Malgré la surprise des usagers face aux fermetures, le mouvement devrait s’accélérer. Dans un rapport publié au mois de décembre, la Cour des comptes, constatant la chute rapide du volume de courrier, invitait La Poste à « accélérer la transformation de bureaux de poste en zone urbaine »…
a écrit le 15/01/2020 à 11:48 :
Les municipalités ont fait un choix depuis une vingtaine d'années en privilégiant systématiquement la grande distribution au détriment des centres ville d'où la désertification , avec un impacte directe sur l'immobilier etc...
L'état ,l'état c'est chacun d'entre nous.
a écrit le 15/01/2020 à 10:37 :
gilets jaunes = la ruralité ?
La ruralité = être d'un endroit et non nomade ?
Accepter la désertification humaine, la fermeture des gares, le tissu économique réduit, les zones blanches (gris très pâle), les débits internet très incertains (les réparations qui dépassent un mois), l'absence des services de l'état, les pôles emplois à plus d'une heure de route, des dépenses en essence énormes (le prix de l'essence beaucoup plus cher qu'en ville à 47km, un réseau d'associations très dense (plateau des millevaches) et des gilets jaunes très actifs.
un petite école pour 20 enfants, la nature au pied de sa porte, une activité culturelle intense, une solidarité présente, une attention à l'écologie, l'eau, les forêts, très attentive et très engagée, des personnes qui arrivent avec l'envie d'autres choses que la vie des villes. La qualité de vie et la protection, l'entretien, sous bien des formes de la nature que cela soit par les paysans ou les néoruraux et la notion constante que l'on lègue aux plus jeunes ce que l'on nous a prêté. Tout ceci fait que nous sommes de quelque part, d'un endroit, que les discours sur le nomadisme économique n'est ni compris ni accepté ni recherché, ce qui est demandé c'est que la majorité des villes prenne en considération ceux des campagnes, qu'un citoyen d'un bourg ait autant de moyens et de droits qu'un des villes.
a écrit le 15/01/2020 à 10:31 :
Les corps dit intermédiaire déçoivent dans leur rôle de contre pouvoir, le pouvoir achète la paix sociale au dépend les populations qu'elle divise, c'est donc sans surprise que cela aller être visible tôt ou tard!
a écrit le 15/01/2020 à 9:57 :
les gilets jaunes c'est la rencontre grâce à facebook et attisée par les déplorables TV info 24/24 de retraités français qui ne voulais pas payer la CSG et d'une partie de la population qui se croit opprimé par des élites.....Nous sommes un pays d'assistés qui demandent tout, toujours plus et encore plus à un état qui n'ose pas dire stop. Allocation chômage, apl, études gratuites, école gratuite, prime de Noël, allocation de rentrée scolaire, réversion des retraites, retraite (les plus élevés du monde...),minimum vieillesse, sécurité sociale, cmu, rsa, tarif spéciaux de l'énergie, Alloc personnes agées, etc etc et ensuite ils viennent vient nous dire qu'ils sont abandonnés méprisés. Aides toi et le ciel t'aidera...et si tu es trop stupide pour faire un effort ...que faire, ouf il y a l'allocation personnes handicapés.........
Réponse de le 15/01/2020 à 13:19 :
Pour résumer, tu n'as aucune de ces aides ,donc tu es contre.
a écrit le 15/01/2020 à 9:08 :
On les comprend bien, les gilets jaunes, mais il n'y a pas de victime innocente : à quel âge sont partis ces jeunes retraités en manque d'argent ? et les plus jeunes qui veulent vivre à l'américaine avec une maison dans la verdure, est-ce qu'ils ont bien vu que le carburant coûte deux ou trois fois plus cher en France qu'aux USA ?
Ce n'est pas en se montant le bourrichon sur Fessebouc et en empêchant les gens de circuler qu'ils règleront leurs problèmes.
a écrit le 14/01/2020 à 20:33 :
Les changements et programmes imposées par cette société hyper surveillée et numérique pousse t elle les populations a une dépression sociale de masse ?
a écrit le 14/01/2020 à 20:19 :
La chienlit des kermesses gauchistes... Aucune perspective d'avenir, que des critiques, rien de constructif et de productif : la destruction habituelle du gauchisme...
a écrit le 14/01/2020 à 18:35 :
Si les corps dit intermédiaires déçoivent, les Gilets Jaunes seront plus virulent!
a écrit le 14/01/2020 à 18:31 :
Quand on nous propose de régler le problème des retraites sans proposer "d'augmenter le nombre de cotisant" c'est que l'avenir ne sera pas meilleurs que le présent que l'on nous détruit!
Réponse de le 15/01/2020 à 10:25 :
Repousser l'age de la retraite à 65 ou 67 ans c'est de facto augmenter le nombre de cotisants.... Macron est trop gentil avec sa reforme qui va coûter au français un bras pour la mettre à 1000 euros minimum et pour toucher plus de français. Macron n'est pas méprisant ou vendu au grand capital, il juste intelligent et pragmatique....Au français qui manifestent dans les rues : Si vous voulez partir à la retraite à 60, 58 ou 56 ans, faites le mais avec votre argent pas avec celui de la nation. A 62 ans une femme à 27 ans d'espérance de vie un homme 22. Comment payer 27 ans de retraite convenable quand on aura travaillé seulement 42 ans? Il faut travailler plus longtemps. Le travail c'est bon pour la santé... C'est ce que disent nos syndicats déplorables et schizophrénes. Quand t'es au chômage vite il faut travailler (que fait le medef..) et des que tu bosses, il faut être à la retraite la plus vite possible.... et la marmotte elle met l'alu autour de la tablette
Réponse de le 15/01/2020 à 13:22 :
@lachcor

" Il faut travailler plus longtemps. Le travail c'est bon pour la santé... "

Tu peux toujours une demande à titre personnel à la CNAV ,ce sera déja ca, à moins bien sur d'être déja en retraite comme beaucoup ici.
a écrit le 14/01/2020 à 15:49 :
et oui 60 pour cent des français soutiennent la gréve dernier sondage les français ont bien compris l'arnaque il faut soutenir les grévistes c'est l 'avenir de nos enfants
Réponse de le 14/01/2020 à 16:29 :
L'avenir de nos enfants, c'est de ne point leur laisser notre montagne de dette par l'équilibrage de tout notre système social. Or nous continuons à alimenter à raison de 100 Milliards par an le tonneau des danaïdes.C'est bien le déni des réalités économiques qui hypothéquera l'avenir de nos enfants.
Réponse de le 14/01/2020 à 16:57 :
à tototiti .
je doute que vous vous souciez de nos enfants comme la plupart de ceux qui utilisent cette expression .
S'en soucier s'est aussi se demander quel sera le niveau de leur retraite si ils en ont une .
Et n’oublions pas que bien de ces chers enfants évoqués hériteront des créances sur cette dette en particulier ceux des ""premiers de cordée"" .
Sachez aussi que es dettes des entreprises et des particuliers sont bien supérieures à celle de l’État .
Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas réduire celle ci -mais pas n'importe comment .
Réponse de le 14/01/2020 à 17:52 :
@Tontin,
Les parents pensent d'abord à donner l'éducation et l'instruction et les valeurs nécessaires à leurs enfants pour qu'ils se construisent un avenir en toute responsabilité. Leurs retraites, ils l'auront en fonction de ce qu'ils auront construit le long de leur parcours. La responsabilité des parents, c'est de ne pas vivre au dessus de leurs moyens et laisser les dettes à la prochaine génération. Etre homme, c'est être responsable disait Antoine de St Exupéry.
Réponse de le 15/01/2020 à 5:49 :
à tototiti .
Bien sûr . Mais nous sommes dans un monde ravagé par le chômage et la précarité c'est à dire par des emplois intermittents et mal payés . Quand je parle d' ""un monde"" je me place au niveau planétaire mais cela concerne aussi la France . Si bien que nous voyons par exemple des ingénieurs ou d'autres ayant une solide formation scientifique contraints de faire des petits boulots ce qui n'est pas déshonorant mais sans rapport avec leurs études . Les temps où diplômes signifiaient emploi assuré ou presque sont finis . Cela explique aussi -en partie-le désarrois qui s'empare de notre belle terre .
Réponse de le 15/01/2020 à 13:25 :
Et encore si, on retire les inactifs non-concerné par cette réforme le chiffre monte à 73%.Je peux noter, que tu es un rare "papi" sur ce site qui soit contre ce projet.
a écrit le 14/01/2020 à 15:09 :
Les GJ sont nés d'un sentiment de dédain des décideurs parisiens.
Déjà l'escamotage de la coupe de monde de foot.
Puis la confiscation du centenaire de l'armistice de 1918, que même les Britanniques ont préféré le commémorer de leur côté ; aucun hommage à nos ancêtres.
Là-dessus la vexation des 80 km/h et la répression intensifiée.
En plus la hausse inexorable de la fiscalité énergétique (carburant, fioul, gaz, électricité), idem des tarifs publics (timbres, SNCF, péages…) pour un service public toujours plus lointain et déshumanisé, alors que l'inflation est jugée tellement faible qu'elle ne justifie aucune réévaluation des ressources.
Enfin, les technocrates parisiens viennent théoriser, et concluent qu'il faudrait intensifier le maillage idéologique pour mieux contrôler la population.
a écrit le 14/01/2020 à 13:43 :
Les Gilets Jaunes devraient arriver à maturité et faire leur mue ;

Se constituer en syndicat de défense des citoyens_contribuables

et organiser leur milice armée pour contrer, attraper JUGER et réprimer l'extrême violence policière dirigée par le pouvoir des 2B [Bruxelles_Berlin].

Ne pas le faire, c'est prendre le risque que des Résistants "loups solitaires" passent à l'action ...comme les FFI en 39-45... il ne faut pas exclure cette option qui avait permit de débarrasser la France des traitres Députés / Préfets / Politicards

comme Maurice Papon, Préfet, maire, député, ministre,
comme Paul Touvier
comme Pierre Laval
comme Klaus Barbie

René Bousquet lui a connu un tout autre sort...
a écrit le 14/01/2020 à 12:35 :
Intéressante analyse.
Conclusion: faire le contraire de la politique commandée par la Commission européenne et macronisée à outrance. Réouvrir les maternités, ouvrir des dispensaires, lutter contre la grande distribution, augmenter les services publics, renationaliser ce qui a été privatisé, réunifier l'EDF, la SNCF, nationaliser les services de l'eau, augmenter les aides sociales, etc.
Réponse de le 14/01/2020 à 14:01 :
Bref , dépenser du fric qu'on a pas , en endettant encore plus nos enfants !
Moi j'ai une autre solution : qu'ils déménagent pour aller dans une ville plus riche et ou il y a du travail . Et si ils ne trouvent pas en métropole , l'EUROPE est grande et riche d'opportunités pour qui a le courage de se bouger et bosser .
Réponse de le 14/01/2020 à 14:56 :
En réalité revenir au. Communisme de l'ex URSS. Pas très engageant votre programme.
Réponse de le 14/01/2020 à 15:06 :
@leon : et vous croyez qu'ils n'y pensent pas ?? Évidemment qu'ils voudraient bien déménager et se rapprocher des agglomérations ! Mais problème : vu le prix de l'immobilier et les taux de crédits bas, et vu leur niveau de qualification (et de salaire qui va avec) ces personnes ont souvent été "poussées" loin des villes parce que c'était le seul endroit où elles pouvaient acheter. En plus, une bonne partie de ce "patrimoine" ne pouvant plus être entretenu, il perd chaque jour de la valeur, coinçant définitivement leur propriétaire "au bout du monde" où personne ne viendra les aider !!
Réponse de le 14/01/2020 à 16:09 :
@leon:
Justement,en suivant la politique européenne,on dépense du fric qu'on n'a pas.Cela ne vous fait il pas réfléchir?
a écrit le 14/01/2020 à 11:12 :
La proximité de l'Etat & ses services va être 100% numérique en 2022 je crois, tout par ordinateur (si on en a un) par ADSL (s'il ne rame pas trop, voire fibre pour les chanceux) mais tout ça, ça fait également des coûts mensuels. Fini le contact humain, au pire y aura le mail pour les questions (ça peut arriver), avec des délais non garantis (faute de personnel en quantité pour répondre). Dématérialisation totale pour le "bien" des gens qui y auront accès sans se déplacer. Magique non ? :-)
a écrit le 14/01/2020 à 11:08 :
IL est un refrain éculé qui de ce fait n'a plus guère de valeur c'est "une politique qu'il conviendrait de mettre en place en europe".

Difficile de ne pas faire mythomane actuellement en prononçant cette phrase complètement violée par les marchés financiers alors qu'il serait temps d'élaborer un modèle économique différent des états unis, reposant sur notre puissante culture européenne, nous permettant de rebattre les cartes sans avoir à renverser la table ce que dont nous sommes incapables car dorénavant trop faibles de toutes façons.

Les américains sont habitués à travailler pour la grandeur de leur pays, nous autres européens avons de nombreux autres atouts que nos imbéciles de décideurs économiques et politiques sont hélas incapables de voir car incapables de comprendre.

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