Bonne nouvelle, l'inflation en France se stabilise autour de 1%
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En octobre 2023, l'inflation sur un an était encore de 4%, rappelle l'Insee.
Mathieu Thomasset / Hans Lucas via Reuters Connect
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En octobre 2023, l'inflation sur un an était encore de 4%, rappelle l'Insee.
Mathieu Thomasset / Hans Lucas via Reuters Connect
L'inflation française vraiment battue ? C'est ce que semblent dire les chiffres de ces derniers mois, puisque après 1,1% en septembre, les prix à la consommation ont augmenté de 1,2% en France en octobre sur un an, a indiqué ce jeudi l'Insee.
Sur un mois, selon ces estimations provisoires, les prix ont progressé de 0,2% en octobre, après une baisse de 1,2% en septembre. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons entre pays européens, augmente pour sa part de 1,5% en octobre, après 1,4% en septembre.
La « quasi-stabilité » d'octobre, précise l'Insee dans son estimation provisoire, résulte « d'un ralentissement des prix des services et d'une baisse de ceux de l'énergie moins marquée sur un an qu'en septembre », tandis que les prix des produits manufacturés, de l'alimentation et du tabac semblent être sur des rythmes annuels proches de ceux de septembre.
Sur un mois, la légère hausse des prix serait liée à l'augmentation de ceux de l'énergie (principalement ceux des produits pétroliers et du gaz), des prix des produits manufacturés (notamment ceux de l'habillement et des chaussures), des prix des services (surtout les transports), et des prix de l'alimentation (en particulier les produits frais). Les prix du tabac seraient stables par rapport à septembre.
L'emballement des prix s'est donc bien calmé au regard du passé. En octobre 2023, l'inflation sur un an était encore de 4%, rappelle l'Insee. L'inflation en France est à présent nettement en dessous de la cible de 2% privilégiée par l'institution. La hausse des taux directeurs entre 2022 et 2023 a notamment aidé la surchauffe de l'économie à se refroidir. Depuis, la Banque centrale européenne (BCE) a assoupli sa politique monétaire, avec trois baisses de taux d'intérêt depuis juin. Les taux directeurs de la BCE s'échelonnent donc à présent de 3,25% pour le taux de facilité de dépôt à 3,65% pour le taux marginal.
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Et ce jeudi, sa présidente Christine Lagarde a confirmé que la baisse des taux d'intérêt allait se poursuivre, dans un entretien au Monde. La patronne de la BCE s'est d'ailleurs montrée particulièrement optimiste. « Je veux voir cet objectif de 2% atteint de manière durable. En l'absence de choc majeur, ce sera le cas dans le courant de 2025 », a-t-elle affirmé. La même perspective avait déjà été évoquée le 18 octobre, par François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France. Un discours commun qui fait suite au fort ralentissement de la hausse des prix, en zone euro, l'inflation ayant ralenti plus que prévu en septembre, à 1,7% sur un an. Ceci, pour la première fois en plus de trois ans, sous le seuil des 2%.
(Avec AFP)
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