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Budget 2025 : Emmanuel Macron s'agace des hausses d'impôts et du coût du travail

latribune.fr

Publié le 25 octobre 2024 à 18:45 - Mis à jour le 26 octobre 2024 à 00:47

Cette sortie d'Emmanuel Macron parait étonnante puisqu'il semblait s'astreindre à la retenue depuis qu'il a nommé un nouveau Premier ministre.

Cette sortie d'Emmanuel Macron parait étonnante puisqu'il semblait s'astreindre à la retenue depuis qu'il a nommé un nouveau Premier ministre.

Johanna Geron

Le Quotidien Numérique

10 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Lors d'un événement à l'Elysée ce vendredi soir, le président de la République s'est agacé des hausses d'impôts et du coût du travail qui pèsent sur les entreprises. Ces mesures pourraient potentiellement faire partie du budget 2025, actuellement en débat à l'Assemblée.

Une pique lancée à son propre gouvernement ? Emmanuel Macron s'est agacé ce vendredi des hausses d'impôts et du coût du travail qui pèsent sur les entreprises, quand il faudrait les aider à « réussir » face à leurs concurrents internationaux. Des propos tenus alors qu'il accueillait 120 entreprises emblématiques du « Fabriqué en France », réunies pour une exposition à l'Elysée le temps du week-end.

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« Il y a une bataille de cohérence et une bataille macroéconomique. Tout cela, c'est pas possible si on monte les impôts, on monte le coût du travail et qu'on pense qu'on règle les problèmes de déficit public en revenant totalement sur une cohérence de politique macroeconomique », a-t-il déclaré, sous les applaudissements des participants.

Cette sortie d'Emmanuel Macron paraît étonnante puisqu'il semblait s'astreindre à la retenue et à la neutralité depuis qu'il a nommé un Premier ministre issu des Républicains, Michel Barnier, à Matignon dans la foulée de la dissolution de l'Assemblée.

Eloge des entrepreneurs français

« Quand on aime l'industrie, le fabriqué en France, il faut donner la possibilité à nos entrepreneurs de réussir (..) et donc il faut être compétitif », a poursuivi Emmanuel Macron.

«Il faut leur permettre d'aller aussi vite que les compétiteurs, simplifier au maximum et c'est ce qu'on attend davantage de l'Europe», a par ailleurs souligné le président de la République.

Et d'ajouter : « Et il faut leur permettre, s'ils investissent du capital, de ne pas être plus taxés que chez les voisins, d'avoir un coût du travail qui continue de baisser et une visibilité et une stabilité », a-t-il martelé.

Le camp présidentiel contre une hausse de l'IS

Pour rappel, le gouvernement de Michel Barnier envisage 20 milliards de nouvelles recettes et 40 milliards de réductions de dépenses dans son projet de budget pour 2025, afin de ramener le déficit public à 5% du PIB, et tenter de reprendre le contrôle d'une dette colossale.

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L'impôt sur les sociétés (IS) taxant les bénéfices doit notamment être rehaussé « pendant un an ou deux ». Une mesure censée rapporter huit milliards d'euros l'an prochain. De nombreux députés macronistes, pourtant membre de la coalition soutenant Michel Barnier, s'y opposent, craignant que cela n'affaiblisse les entreprises françaises à l'international. L'ex-Premier ministre Gabriel Attal a ainsi exprimé sa « crainte » que le budget « n'intègre pas assez de réformes et trop d'impôts ».

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Les débats sur le budget se poursuivent à l'Assemblée

En parallèle, les débats sur le budget 2025 continuent à l'Assemblée nationale. Parmi les temps forts importants de ce vendredi, est à noter le rejet d'une mesure-clé du projet de budget de l'Etat, qui autorisait le gouvernement à taxer l'électricité à un niveau supérieur à la période d'avant crise énergétique.

Le projet de taxe, dont le gouvernement espère 3 milliards d'euros, a ainsi été retiré du texte par une coalition des oppositions et des voix de LR, qui ont invoqué le risque pour les factures des usagers et le manque de marge de manœuvre laissé au Parlement pour contrôler la hausse décidée.

Les députés ont aussi refusé le prélèvement dans le budget du pays dédié à l'Union européenne. Plus tôt, celui-ci avait été raboté de 5 milliards d'euros par le Rassemblement national. A noter : le texte amendé aujourd'hui n'est pas définitif. Il peut encore évoluer à la faveur de la navette parlementaire ou d'un éventuel déclenchement de l'article 49.3 par le gouvernement.

(Avec AFP)

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