Budget : Bayrou confirme l'allègement de l'effort pour les élus

« Ce sont les collectivités qui portent une grande part de l'investissement de notre pays, beaucoup plus que l'État ! », a fait valoir François Bayrou.
Reuters

« Ce sont les collectivités qui portent une grande part de l'investissement de notre pays, beaucoup plus que l'État ! », a fait valoir François Bayrou.
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Les élus locaux attendaient ces clarifications avec impatience. Lors de sa déclaration de politique générale ce mardi 14 janvier, le Premier ministre et maire de Pau a déclaré « avoir confiance dans les collectivités et leur donner une place centrale ». « Ce sont elles qui portent une grande part de l'investissement de notre pays, beaucoup plus que l'État ! », a fait valoir François Bayrou.
Et de se faire l'avocat de l'investissement de ces acteurs politiques de terrain « qui soutiennent le bâtiment, les travaux publics, l'équipement de nos villes », « qui soutiennent l'implantation d'entreprises » et qui « sont au côté des associations et maintiennent le tissu social dans ses dernières mailles ». Évoquant l'eau, l'assainissement, le statut et la protection des élus, le locataire de Matignon a également confirmé que l'effort financier demandé aux collectivités territoriales serait ramené de 5 milliards initialement à 2,2 milliards en 2025.
Bercy comptait notamment récupérer 3 milliards d'euros grâce à un « mécanisme de précaution ». Il s'agissait de mettre en réserve des fonds, afin de renforcer à terme des mécanismes locaux de précaution et de péréquation. Pour le dire autrement, il s'agissait d'alimenter un fonds national pour aider les élus locaux en proie à des difficultés ponctuelles, type catastrophes naturelles.
Seules 450 collectivités territoriales aux recettes de fonctionnement supérieures à 40 millions d'euros devaient être prélevées à hauteur de 2% desdites recettes. Dans la version du Sénat, ce mécanisme de précaution a été ramené de 3 milliards d'euros à 1 milliard avec non plus 450, mais 2.000 contributeurs à hauteur d'entre 0,1% et 2% de leurs recettes de fonctionnement.
Les sénateurs avaient également repris à leur compte l'annonce de l'ex-Premier ministre Michel Barnier en clôture du congrès des maires, qui évoquait le retrait de la péréquation de ce mécanisme. « Cet argent reviendra aux communes qui seront prélevées. L'inverse n'aurait pas été juste », affirmait, fin novembre, le prédécesseur de François Bayrou.
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La précédente équipe gouvernementale comptait, par ailleurs, récupérer 2 milliards d'euros en jouant sur les recettes de taxe sur la valeur ajoutée (TVA). À la fois en stabilisant la dynamique de TVA affectée aux élus locaux (1,2 milliard d'euros à la clé) et en baissant le fonds de compensation sur la TVA (FCTVA), un mécanisme d'aide à l'investissement. Les sénateurs avaient décidé de supprimer ce dernier article du budget 2025 qui devait rapporter 800 millions d'euros à l'État. Aujourd'hui, ils ont été entendus par le locataire de Matignon.