Chaque semaine, l'équivalent d'un terrain de football disparaît en France sous l'effet de la progression des mers et des océans. En avril dernier, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoriales alertait l'opinion publique sur le recul du trait de cote. « Il y aura des zones qui seront inhabitables » sur le littoral, dont 20% est grignoté par l'érosion côtière, avait alors prévenu Christophe Béchu. En première ligne : les élus de terrain qui vont, malgré tout, continuer à faire vivre leur territoire.
C'est pourquoi le Cerema, établissement public sous la double tutelle de l'Etat et des élus locaux, venait de produire un rapport sur ces enjeux à court, moyen et long-terme. Et pour cause, dès 2028, un millier de bâtiments, dont 300 résidentiels et 190 commerciaux, d'une valeur de 235 millions d'euros devrait être concerné.
Ces estimations en nombre et en valeur de biens et d'équipements publics menacés avaient été, au préalable, présentées au Comité national du trait de côte (CNTC), un comité composé de collectivités concernées, de scientifiques, d'associations environnementales et des services de l'Etat. Autant de personnalités qualifiées qui se sont réunies de mars 2023 à mai 2024 pour confronter leurs avis, tout étant accompagnées par les inspections générales de l'administration (IGA) ainsi que de l'environnement et du développement durable (IGEDD).