Budget : comment le conflit social chez TotalEnergies affaiblit l’exécutif à l’Assemblée

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal.
Reuters

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal.
Reuters
A l'occasion de l'examen de la loi de programmation des finances 2023, le gouvernement s'attendait à un bras de fer difficile avec les oppositions, mais il n'avait pas imaginé que le conflit social dans les raffineries compliquerait encore la donne. Alors que la CGT appelle à la grève générale interprofessionnelle et nationale mardi prochain, espérant embarquer de nombreux secteurs dans le mouvement pour des hausses de salaires, le gouvernement peine à défendre devant les députés ses positions économiques. Ainsi, la nuit dernière, les parlementaires ont-ils adopté, contre l'exécutif, un amendement qui relève la taxation des super dividendes.
À lire également
Le coup n'est pas parti de la Nupes ou du RN, mais du Modem, pourtant partenaire de la majorité. L'amendement a en effet été porté par Jean-Paul Mattei, président du groupe Modem à l'Assemblée, au motif qu'il faut, dans cette période d'inflation pendant laquelle des Français ont dû mal à joindre les deux bouts, « dissuader les grandes entreprises de distribuer aux actionnaires des super dividendes ». Un positionnement qui, sans surprise, a reçu les soutiens de la Nupes, du RN, mais aussi d'élus LR.
Affront supplémentaire pour l'exécutif, l'amendement a été voté par 19 membres de la macronie, dont le suppléant... d'Elisabeth Borne à l'Assemblée.
Fanny Guinochet
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France
« Une fausse solution pour la réduction de la consommation de plastique » : les élus locaux montent au front contre le projet de consigne des bouteilles
L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge