Budget : le Parti socialiste offre un sursis à François Bayrou
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Le premier ministre sur les bancs de l'Assemblée nationale ce lundi 3 février.
Reuters
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Le premier ministre sur les bancs de l'Assemblée nationale ce lundi 3 février.
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Ouf de soulagement pour le Premier ministre, François Bayrou. « Dans les dix jours, la France, à force de bonne volonté, aura ses budgets [la loi de finance et la loi de financement de la Sécurité sociale, NDLR]. Ce qui sera un signal de responsabilité et de stabilité », a déclaré le chef du gouvernement au perchoir du Palais Bourbon. Réuni en urgence ce lundi matin, le bureau national du Parti socialiste (PS) a décidé à la quasi-unanimité de ne pas voter la censure du gouvernement mercredi prochain.
Sur les 64 participants, 59 ont voté pour la non-censure et 4 contre la non-censure. Les socialistes ont avancé la nécessité d'avoir d'urgence un budget. « L'absence prolongée de budget pour notre pays est un risque pour notre économie que paieraient d'abord les plus vulnérables », a souligné le bureau, dans un communiqué.
Pour que la censure soit adoptée mercredi prochain, il faut qu'une majorité se prononce pour. Il faudrait 23 votes « frondeurs » au sein du Parti socialiste pour qu'une censure passe, même en prenant en compte les votes du RN. Une hypothèse hautement improbable à moins de quarante-huit heures du scrutin.
Sur l'aile gauche du Nouveau Front populaire, désormais menacé de voler en éclats, La France insoumise, les communistes et les écologistes ont confirmé le vote de la motion de censure mercredi prochain. Deux motions ont été déposées lundi en fin d'après-midi et seront soumises aux votes mercredi. Remontés contre les propos de François Bayrou sur « le sentiment de submersion migratoire », les élus insoumis ont tiré à boulets rouges sur la décision des socialistes de ne pas voter cette motion.
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Même dans le camp présidentiel, beaucoup d'élus avaient vilipendé la communication du Premier ministre en pleines négociations avec les socialistes. Pour David Amiel (Ensemble pour la République), « ce qui a fonctionné est de choisir la négociation avec le Parti socialiste pour sortir du diktat du RN ou des insoumis ». Côté Rassemblement national (RN), une réunion était prévue ce lundi après midi juste avant le scrutin pour trancher sur la censure. Mais elle a été annulée au dernier moment, a appris La Tribune, juste avant le discours du Premier ministre.
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