Budget: Vautrin en opération déminage auprès des intercommunalités
Nathalie Jourdan
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Photo d'illustration
Gonzalo Fuentes
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C'est dans une atmosphère passablement électrique que s'est déroulée la visite de la ministre du Partenariat avec les territoires, au Havre, où se tenait la convention annuelle des Intercommunalités de France. Son président (LR) Sébastien Martin a donné le ton dès le début de dans son discours. « L'orage pourrait gronder, a-t-il tonné face à Catherine Vautrin, assise en contrebas de l'estrade. Vous nous avez connu sympas et constructifs. Je crains que nous le soyons un peu moins ». Ambiance.
La formule résume bien l'état d'esprit dans lequel se trouvent les exécutifs des intercos à la veille de la discussion du projet de loi de finances. Les intéressés ne décolèrent pas depuis que le Premier ministre Michel Barnier a décidé d'une ponction de cinq milliards d'euros sur leurs recettes de fonctionnement. En bon hôte, Edouard Philippe s'est fait l'écho des inquiétudes de ses pairs. L'ancien locataire de Matignon a mis en garde la ministre contre « le redoutable piège » que constituerait la baisse des investissements des groupements de communes. « Ils représentent les deux tiers de l'investissement public », a t-il rappelé.
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Face à une salle gonflée à bloc, Catherine Vautrin s'est efforcée de se montrer compréhensive. Elle s'est dite ouverte à la discussion... tout en admettant avoir peu de latitudes. « Je ne peux pas effacer les cinq milliards d'euros qui me sont demandés mais je suis à disposition ». En clair, la boite à idées est ouverte. Reste qu'il sera difficile de trouver des palliatifs à la saignée, en tout cas à court terme. Parmi les pistes d'économies, la ministre dit vouloir s'appuyer sur le rapport de Boris Ravignon sur la simplification des normes. Pour autant, elle concède que cela ne se fera pas sur « un claquement de doigts ». « Il faut que nous trouvions un chemin entre les prélèvements sur les recettes et les non dépenses ».
Nathalie Jourdan