Cinq milliards d'euros a minima, c'est la note salée que devront payer pas moins de 450 collectivités territoriales, si l'on en croit le projet de loi de finances 2025. Objectif, réduire la dette de la France, qui culmine désormais à 3.228,4 milliards d'euros.
Un sujet brûlant qui a teinté la 7e édition des Journées France urbaine d'un voile de colère et de morosité. Car pour Johanna Rolland, présidente de France urbaine et de Nantes métropole, cette annonce a entraîné une « rupture de confiance » pour de nombreux élus, déjà contraints par un contexte économique, social et sécuritaire complexe.
Le constat est unanime pour les élus qui s'apprêtent à voter les orientations budgétaires de 2025 : un risque majeur de baisse d'investissements, à l'heure où les collectivités font face à une crise du logement, qui a déjà grevé une part de leurs recettes via la baisse des DMTO.