Carburants : Macron projette de moduler les taxes en fonction du cours du pétrole
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Emmanuel Macron
Reuters
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[Article publié le 27.02.2019 à 10h09, mis à jour à 10h45 avec les déclarations de François de Rugy]
La "TIPP flottante" pourrait bientôt renaître. À l'occasion d'un débat avec 150 maires et élus du Grand Est à l'Élysée mardi, Emmanuel Macron a estimé qu'il n'était pas possible de revenir à une "augmentation automatique" de la taxe carbone, à l'origine du mouvement des "Gilets jaunes", au vu des "incertitudes" sur les cours mondiaux du pétrole. Selon lui, "on doit être pragmatique", évoquant d'une "taxation qui varie en fonction des cours mondiaux" pour amortir d'éventuelles fortes hausses à la pompe.
Le chef de l'État semble ainsi ouvrir la porte à une forme de "TIPP flottante" mise en œuvre entre octobre 2000 et juillet 2002 par le gouvernement Jospin. Elle était modulée quand le cours du baril de Brent variait à la hausse ou à la baisse.
Reconnaissant qu'il s'agit d'un "sujet compliqué", François de Rugy, ministre de l'Ecologie, a assuré sur France Inter ce mercredi que « la taxe carbone est en débat ».
Après plusieurs semaines d'inflexibilité, le gouvernement avait annulé en décembre l'augmentation de la taxe carbone qui devait représenter 2,9 centimes par litre d'essence et 6,5 centimes par litre de diesel à compter du 1er janvier. C'était l'une des premières revendications des "Gilets jaunes", mobilisés depuis la mi-novembre. Mais le gouvernement est toujours resté flou pour 2020 et au delà, renvoyant au Grand débat.
Pour le chef de l'État, il existe « une injustice au carré », dans un contexte « où il y a une mobilité contrainte sans solution alternative pour nombre de nos concitoyens » qui vivent loin des métropoles et qui doivent prendre leur voiture.
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Le sujet est revenu dans le débat public mi-février à la suite de la publication d'une tribune signée par un groupe de 86 élus de tous bords, emmené par l'ex-député LREM Matthieu Orphelin, appelant à rétablir la taxe carbone, mais à débattre de ses modalités. Dans une interview accordée à La Tribune, il a insisté sur le fait qu'il ne plaidait pas pour « le retour de la taxe carbone telle qu'elle avait été envisagée et mise en place.»
(Avec AFP et Reuters)
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