Cette semaine, la Cour des comptes présente son rapport sur la mission flash concernant le financement des régimes de retraites. Suite à ce diagnostic, le conclave demandé par François Bayrou aux partenaires sociaux se mettra en ordre de marche.Ambiance tendue au sein du patronat. Le patron de la CPME Amir Reza-Tofighi fait-il cavalier seul alors que le conclave sur le financement des retraites doit débuter à la fin de ce mois ? C'est la question qui a traversé ses homologues, lorsqu'ils ont découvert, avec stupeur, dans la presse, les propositions du nouveau patron de l'organisation patronale en matière de retraites.
Le successeur de François Asselin à la tête de l'organisation patronale qui représente les petites et moyennes entreprises plaide, en effet, pour une indexation de l'âge de départ sur l'espérance de vie. Son idée ? La mise en place d'un mécanisme qui recule l'âge de départ au fur et à mesure que l'espérance de vie grandit. De quoi, selon l'entrepreneur, éviter les débats politiques.
De facto, Amir Reza Tofighi se dit prêt à étudier la question des 64 ans. Autant dire un casus belli pour le Medef, qui défend bec et ongles le maintien de la borne d'âge. Dans les cercles patronaux, cette prise de position a fait l'effet d'une petite bombe lancée à quelques jours du début du conclave demandé par le Premier ministre.
Rencontre entre CPME et Medef ce mardi
Sur ces points de désaccord, Patrick Martin et Amir Réza-Tofighi ont eu l'occasion de s'expliquer ce mardi après-midi. La rencontre était prévue de longue date, mais elle tombait à pic et a permis de mettre les choses sur la table. « Si chaque organisation commence à jouer sa carte sur un sujet aussi sensible, ça va être compliqué » s'agace une source au Medef, qui estime que le nouveau président a cherché à prendre la lumière. « C'est une erreur de débutant », plaide une autre.