Confinement : un coût économique moins sévère qu'au printemps
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Le retour à la normale n'est pas pour demain. Selon la dernière livraison de la Banque de France ce lundi 9 novembre, la mise en place du confinement à la fin du mois d'octobre dernier entraînerait une perte de produit intérieur brut (PIB) d'environ 12% au mois de novembre. En avril, au moment des mesures drastiques de confinement, les pertes s'élevaient à environ -31%.
Une telle différence peut s'expliquer en partie par une mise sous cloche de l'économie tricolore beaucoup moins sévère qu'au printemps. La plupart des établissements scolaires et des crèches sont restés ouverts contrairement aux mois de mars et avril. En outre, beaucoup d'entreprises, qui avaient basculé dans le télétravail en seulement quelques jours, sont mieux préparées, même s'il reste encore des organisations réfractaires.
Malgré cette moindre perte de richesse produite, l'hiver s'annonce morose pour beaucoup de secteurs. La recrudescence de l'épidémie et la saturation des services de réanimation ont obligé le gouvernement à durcir ses mesures pour tenter d'endiguer la propagation de cette maladie infectieuse.
Au micro de RTL, ce lundi matin, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a expliqué que l'institution avait dégradé ses projections pour cette année.
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Ces estimations restent malgré tout plus optimistes que celles du gouvernement qui, lui, table désormais sur une récession de -11% pour 2020. Si l'exécutif a annoncé un quatrième budget d'urgence la semaine dernière doté d'une enveloppe d'environ 20 milliards d'euros, beaucoup d'entreprises se retrouvent bien dans une situation budgétaire bien plus délicate qu'au printemps pour affronter ce nouveau confinement et cette seconde vague.
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