COVID-19 en 24h : vaccination, croissance du secteur privé, confinement allemand...

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Selon une nouvelle étude, il faudrait vacciner 90% de la population adulte française pour un retour à la normale en septembre.
Selon une nouvelle étude, il faudrait vacciner 90% de la population adulte française pour un retour à la normale en septembre. (Crédits : PASCAL ROSSIGNOL)
Face à la troisième vague, les appels à accélérer la vaccination se multiplient dans le monde. Alors qu'une nouvelle étude révèle qu'il faudrait vacciner 90% de la population française adulte d'ici septembre pour un retour à la normale, le FMI assure que la vaccination est « plus que rentable »... Voici le graphique et les informations éclairantes de ces dernières 24 heures à suivre sur l'actualité Covid, en France et dans le monde.

L'INFO À SUIVRE - Il faudrait vacciner 90% des adultes en France d'ici septembre pour revenir à la normale, selon une étude

Selon de nouvelles modalisations de chercheurs de l'Institut Pasteur, de Santé publique France et de la Haute autorité de Santé, le taux de reproduction (R0) du virus, sans aucune mesure de contrôle de l'épidémie, sera au moins égal à 3 à l'automne, comme lors de la première vague.

Il pourrait même atteindre 4 en raison de la présence majoritaire sur le territoire du variant britannique plus contagieux.

Plus de 20 millions de britanniques vaccines contre le covid-19

Dans le premier scénario, il faudrait qu'au 1er septembre 90% des plus de 65 ans et 70% des 18-64 ans (soit 59% de l'ensemble de la population) soient vaccinés pour permettre le relâchement total des mesures de contrôle et maintenir malgré tout le nombre d'hospitalisations de patients Covid en dessous de 1.000 par jour entre septembre 2021 et avril 2022.

Mais dans le second scénario, avec le variant plus contagieux, il faudrait vacciner 90% des adultes pour permettre le retour à une vie normale.

Lire aussi : Macron veut accélérer et massifier la vaccination, la proposant dès 70 ans

LE CHIFFRE - 74,7% de chute pour le transport aérien

Le transport aérien de passagers dans le monde a continué à baisser en février, avec des voyages internationaux divisés par dix, a annoncé mercredi l'Iata.

Selon l'Association internationale du transport aérien, le trafic mondial calculé en kilomètres-passagers payants s'est effondré de 74,7% par rapport à février 2019, l'année dernière n'étant pas représentative en raison des premiers effets de la crise.

Illustration Scandinavian Airlines System (SAS), compagnie aérienne scandinave

Il s'agit d'une nouvelle aggravation de la tendance après un mois de janvier 2021 à -72,2%, a précisé l'Iata, dont les 290 compagnies membres représentent 82% du trafic mondial. Pour toute l'année 2020, le repli avait atteint 66%.

Lire aussi : Les compagnies aériennes européennes jouent gros cet été

LA PHRASE - La vaccination, un investissement « plus que rentable »

Plus de 1.000 milliards de dollars de recettes fiscales supplémentaires pourraient être générées d'ici 2025 à l'échelle mondiale si tous les pays parvenaient à maîtriser la pandémie plus tôt que prévu, selon le FMI.

Cela permettrait aussi « d'économiser des milliards supplémentaires dans les mesures d'aide »aux économies, observe le FMI dans son rapport sur la surveillance budgétaire publié mercredi dans le cadre des réunions de printemps.

« La vaccination est donc plus que rentable, car elle offre un excellent rapport qualité-prix aux fonds publics investis pour accélérer la production et la distribution mondiales de vaccins », commentent les auteurs.

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LE GRAPHIQUE - Le secteur privé renoue avec la croissance dans la zone euro

L'activité des entreprises de la zone euro a renoué avec la croissance en mars grâce à l'expansion du secteur manufacturier et à la solidité des services face aux nouvelles mesures de restrictions sanitaires, selon IHS Markit. L'indice composite, qui combine l'activité des services et du secteur manufacturier, est remonté à 53,2 en mars contre 48,8 en février.

« L'économie a résisté aux récents confinements bien mieux que beaucoup ne l'avaient prévu, grâce à la reprise de la croissance de l'industrie manufacturière et aux signes indiquant que la distanciation sociale et les restrictions de mobilité ont un impact bien moindre sur les entreprises des services qu'à la même époque l'année dernière », a déclaré Chris Williamson, économiste d'IHS Markit.

En France, l'indice des services est remonté à 48,2 contre 45,6 en février. L'indice composite lui est revenu à 50 en mars, seuil qui sépare la contraction de la croissance.

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EN RÉGIONS - À Lyon, un éthylotest pour mesurer le Covid

Cela pourrait constituer une avancée majeure dans le domaine des tests dédiés au Covid-19. Depuis le mois d'avril dernier, un consortium de recherche, composé de plusieurs acteurs lyonnais et d'un fabricant suisse, ont lancé une expérimentation « grandeur nature » visant à détecter le Covid dans l'air expiré, grâce à un appareil fonctionnant sur le principe d'un éthylotest géant. Installé depuis quelques semaines au centre de dépistage de Lyon Gerland, ses travaux pourraient ouvrir la voie à une méthode beaucoup moins invasive que les prélèvements naso-pharyngés.

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À L'ÉTRANGER - En Allemagne, Merkel pour un confinement court mais strict

Le gouvernement d'Angela Merkel est favorable à la mise en place d'un « verrouillage court et uniforme » dans toute l'Allemagne pour endiguer la hausse des infections, a indiqué une porte-parole.

« Le système de santé est soumis à une pression menaçante », a mis en garde lors d'une conférence de presse Ulrike Demmer. Le nombre de patients en soins intensifs a ainsi « augmenté de 5% en une journée », a prévenu la porte-parole du gouvernement.

Coronavirus: plus forte hausse des nouveaux cas en allemagne depuis janvier

Le taux d'incidence sur sept jours atteignait mercredi 110,1 en Allemagne, avec 9.677 cas officiellement recensés et 298 décès en 24 heures, selon l'institut de veille sanitaire Robert Koch.

Lire aussi : Reconfinement : Bercy révise en baisse ses espoirs de reprise... et en hausse les déficits

L'Australie impute à l'UE la lenteur de son programme de vaccination

Le Premier ministre australien Scott Morrison a dénoncé les problèmes de livraison de vaccins par l'Union européenne dans le retard pris par la campagne de vaccination en Australie, qui vaut au gouvernement de plus en plus de critiques de l'opposition.

Le dirigeant conservateur a fait état d'une pénurie de vaccins et d'un « contrôle strict des exportations » de l'Union européenne pour expliquer le fait que son pays n'ait reçu que 700.000 doses d'une commande de 3,8 millions de fioles du vaccin Oxford/AstraZeneca.

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Commentaires
a écrit le 08/04/2021 à 10:19 :
"Faukon" "Yaka" faire gagner du blé à nos maîtres. On étouffe en UERSS, empire prévu pour durer mille ans mais ce serait étonnant.

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