Covid : l'Insee table sur une baisse du chômage à 7,6% d'ici à juin 2022
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La consommation des ménages devrait retrouver son niveau d'avant crise au cours du premier semestre 2022 indique l'Insee.
Reuters
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La consommation des ménages devrait retrouver son niveau d'avant crise au cours du premier semestre 2022 indique l'Insee.
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... 'objectif d'Emmanuel Macron "de ne pas viser seulement 7% mais le plein emploi" est loin d'être atteint.
Variant Omicron, chaînes d'approvisionnement perturbées, tensions hospitalières, durcissement des mesures sanitaires partout en Europe... les nuages s'amoncèlent sur la reprise économique. Les gouvernements qui espéraient une crise sanitaire rapide au printemps 2020 se retrouvent de nouveau à gérer des milliers de malades en dépit d'un taux de vaccination élevé. Malgré toutes ces menaces, l'Insee table sur une croissance au-dessus de son niveau d'avant-crise jusqu'en juin 2022 d'environ 1,4%. Le rebond de l'économie française se poursuivrait de 0,5% au dernier trimestre 2021, 0,4% au premier trimestre 2022 et 0,5% au second trimestre 2022. L'acquis de croissance serait d'environ 3% à la mi-année.
Évidemment, cette projection reste soumise à de nombreux aléas sanitaires. "Dans les principales économies de la zone euro, la France a retrouvé son niveau d'avant-crise dès cette année. L'Allemagne et l'Italie sont encore à -1 point par rapport à leur niveau d'avant-crise. L'Espagne est à environ -6 points en-dessous", a déclaré, le chef du département de la conjoncture, Julien Pouget lors d'un point presse mardi. L'optimisme chez les conjoncturistes est moins prononcé qu'en octobre. La découverte du nouveau variant Omicron à la fin du mois de novembre en Afrique du Sud a jeté un froid dans un grand nombre d'entreprises. Du côté de Bercy, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé un nouveau prêt de 700 millions d'euros pour les entreprises industrielles pour faire face aux pénuries persistantes.
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La pandémie avait mis un coup d'arrêt à de nombreuses activités du tertiaire au moment du premier confinement en mars 2020. Beaucoup de secteurs dans les services à forte interaction sociale ont subi de plein fouet la dégradation de la situation sanitaire et les fermetures administratives à répétition pendant près de deux ans. Depuis la réouverture de l'économie au printemps dernier, les services sont clairement le moteur de la croissance tricolore. Beaucoup d'établissements dans l'hébergement-restauration, les loisirs, la culture ou le tourisme ont bénéficié d'un effet de rattrapage au cours du second semestre 2021. Le tourisme international est en revanche toujours à la peine. Le prolongement des règles sanitaires et la fermeture des frontières dans certains pays devraient encore plus affaiblir ce secteur déjà étouffé depuis de longs mois. Compte tenu du poids des services marchands et non-marchands dans le produit intérieur brut (75% du PIB environ), la croissance devrait résister si de nouvelles restrictions ne sont pas mises en place au cours des six prochains mois.