Crise énergétique : Borne promet aux maires de la simplification et de la TVA
César Armand
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Compte twitter de la Première ministre
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Après avoir été flattés et en même temps griffés par un président qui n'était pas encore candidat à sa succession l'an dernier, les élus préférés des Français viennent d'être cajolés par la Première ministre en clôture du congrès des maires et des présidents d'intercommunalité. Nommée à Matignon il y a six mois et huit jours après avoir été ministre des gouvernements Philippe et Castex pendant cinq ans, Elisabeth Borne s'est présentée, ce 24 novembre, porte de Versailles à Paris, avec « humilité » et « détermination ».
Vantant « le visage de l'action et de la décision (...), de l'engagement et de la détermination », félicitant des « femmes et des hommes ancrés sur le terrain », avec des « doutes », des « craintes » - parfois des « critiques pas toujours agréables mais utiles », l'ancienne préfète de Poitou-Charentes a assuré les élus locaux du « soutien sans faille de l'Etat ».
Pris en tenaille entre l'explosion des dépenses du fait de l'inflation et la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE) qui leur rapporte près de 7 milliards d'euros chaque année, les maires avaient pourtant mis en garde Elisabeth Borne.
« Fragiliser les finances locales, c'est fragiliser l'économie nationale », assénait, en sa présence, le premier vice-président (PS) délégué de l'association des maires de France, André Laignel.
Les collectivités territoriales représentent, peu ou prou, 70% de la commande publique, loin devant l'Etat et ses opérateurs.
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Sauf que la Première ministre a, elle aussi, insisté sur l'importance d'une « trajectoire de finances crédible ». Certes, elle n'a pas évoqué de « contrat de confiance », terme employé par le gouvernement ces dernières semaines pour maîtriser les dépenses de fonctionnement des élus locaux, mais lui a préféré la « relation de confiance ». Surtout, elle a insisté sur le « même » chemin « pour l'Etat et pour les collectivités ». Autrement dit, l'exécutif aura toujours un « droit de regard », pour reprendre l'expression de la ministre des Collectivités Caroline Cayeux, sur leurs comptes.
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César Armand