Finances locales: les zones de revitalisation rurale (ZRR) revues et corrigées par les maires
César Armand
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Dans la jungle des jargons administratifs, celui-ci sonne comme un vengeur masqué, alors qu'il avance à visage découvert: les ZRR pour « zones de revitalisation rurale ». Créés par la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire (LOADT) du 4 février 1995, il s'agit de crédits d'impôts à destination des entreprises créant des emplois dans les villages ruraux. A date, près de 24.000 sociétés dans 13.669 communes sur les 34.995 du territoire national sont concernées, selon les chiffres de l'association des maires de France (AMF). Coût total de l'opération pour l'Etat : 289 millions d'euros en 2018, contre 315 millions en 2017, note l'AMF.
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Sauf que le dispositif est censé prendre fin le 1er janvier 2024. Une disparition annoncée que l'AMF refuse, considérant que la ruralité est « porteuse de qualité de vie et d'un avenir décarboné ». « La ruralité évite des maux économiques et sociaux », a martelé le président de l'AMF, David Lisnard, lors d'une conférence de presse ce 19 octobre. Avant même la nomination de Dominique Faure au secrétariat d'Etat à la Ruralité en juillet 2022, le maire (LR) de Cannes a en effet missionné deux de ses collègues sur l'évolution des « zones de revitalisation rurale ».
César Armand