... ont-ils sauver les édiles ? Pourquoi le partage de la valeur fait-il débat ? Eléments de réponse.
Multiplier par dix la puissance solaire installée, engager le déploiement de cinquante parcs éoliens offshore d'ici à 2050 et organiser la transition environnementale dans chaque territoire. Telles étaient les grandes lignes de la « planification écologique » promise par le candidat Emmanuel Macron à Marseille lors de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle. Sept mois plus tard, sa ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher porte un projet de loi relatif à l'accélération de la production d'énergies renouvelables. Déjà adopté - et largement amendé - par le Sénat, il vient d'arriver en commission des affaires économiques et en commission de l'aménagement et du développement durable de l'Assemblée nationale.
Alors que le congrès des maires vient de s'ouvrir à Paris, l'exécutif compte sur la mobilisation des élus locaux pour répondre à l'urgence énergétique des hivers 2022-2023 et 2023-2024 et, à plus long-terme, pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Et ce, en produisant ou en stockant de l'électricité, du gaz ou de l'hydrogène à partir de sources renouvelables, en fabricant ou en assemblant des dispositifs ad hoc ou encore en réalisant des travaux sur les réseaux publics de transport ou de distribution d'énergie bas-carbone.
« La transition écologique et énergétique est un sujet important qui entraîne l'ensemble de la société. Pour planifier le développement des énergies renouvelables, nous avons besoin de travailler ensemble avec les citoyens, les entreprises et les territoires »,explique-t-on à l'Elysée.« Avec leurs compétences d'aménagement du territoire, de transport, de logement..., les maires sont en première ligne dans ce travail conjoint collectivités-Etat-parties prenantes »,poursuit-on au cabinet du chef de l'Etat qui en recevra près de 1.000 dans la soirée du 23 novembre.