Déficit en hausse, emplois menacés : l'Unédic assombrit ses prévisions
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Le financement de France Travail par l'Unédic devrait continuer de croître.
Reuters
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Le financement de France Travail par l'Unédic devrait continuer de croître.
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Les comptes de l'assurance-chômage sont moins bons que prévu. Dans ses dernières prévisions dévoilées ce mercredi 19 février, l'Unédic anticipe un léger déficit de 200 millions d'euros en 2025. En octobre dernier, l'organisme tablait dans ses projections sur un solde positif de 1,5 milliard d'euros pour cette année. « Les prévisions financières résultent de la conjoncture et des années de carence que l'Etat a fait supporter à l'Unédic en baisse de recettes. Ce sont des sujets d'agacement pour nous », a pointé Jean-Eudes Tesson, président de l'Unédic et représentant du Medef, lors d'un point presse à Paris.
Côté recettes, les partenaires sociaux ont étrillé les prélèvements de l'Etat. Dans un courrier au vitriol adressé à François Bayrou en janvier dernier, les organisations paritaires ont dressé un état des lieux des décisions gouvernementales prises depuis 2018 affectant les comptes du régime.
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Figurent entre autres, la suppression de la part salariale au profit d'une fraction de la CSG (contribution sociale généralisée) mais sans compensation garantie juridiquement, l'augmentation du financement de France Travail, le financement de l'activité partielle durant la crise covid, ou encore le chômage des travailleurs frontaliers. Hors prélèvements de l'Etat, le solde aurait été de 3,4 milliards d'euros en 2025 et 4,5 milliards d'euros en 2026, précise le communiqué. Côté dépenses, elles seraient affectées principalement par une conjoncture morose.