Chômage : « L'incertitude budgétaire a créé un gel des embauches »
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Bruno Coquet est économiste associé à l'OFCE, et président du cabinet de conseil UNO, spécialisé sur le marché du travail.
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Bruno Coquet est économiste associé à l'OFCE, et président du cabinet de conseil UNO, spécialisé sur le marché du travail.
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Les chiffres sont tombés comme un couperet ce lundi : selon les données publiées par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 3,9 % au quatrième trimestre 2024, par rapport au troisième trimestre. Il s'agit de la plus forte remontée du chômage en France (hors Mayotte) en une décennie, en dehors de la crise du Covid.
Pour Bruno Coquet, économiste associé à l'OFCE et président du cabinet de conseil UNO spécialisé sur le marché du travail, ces chiffres marquent « une rupture » avec la dynamique de création d'emplois que la France a connue ces dernières années. Et selon lui, les choses ne vont pas s'arranger en 2025.
LA TRIBUNE - La hausse du nombre de demandeurs d'emploi est significative. Quel facteur principal l'explique ?
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BRUNO COQUET - Malheureusement, ces chiffres ne sont pas une surprise. La plupart des instituts en France ont prédit cette hausse du chômage. La principale cause est assez claire : l'incertitude budgétaire crée de l'attentisme chez les entreprises, dont le premier réflexe est de geler des embauches. La sortie du chômage diminue en France, c'est une rupture par rapport à la période de dynamisme que le pays a connu ces cinq dernières années. Et la situation ne va pas s'améliorer en 2025.