Déficit en hausse et recettes en berne : l'Unédic dénonce la ponction de l'État
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L’Unédic anticipe une hausse du nombre d’inscrits à France Travail en 2025 (photo d’illustration).
Reuters
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L’Unédic anticipe une hausse du nombre d’inscrits à France Travail en 2025 (photo d’illustration).
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Les indicateurs passent au rouge sur les comptes de l'assurance chômage. Dans ses dernières projections dévoilées ce mercredi 12 juin, l'Unédic anticipe en 2025 un déficit plus important que prévu à 300 millions d'euros au lieu de 200 millions en février. À l'automne, l'organisme paritaire tablait même sur un excédent de 1,5 milliard d'euros. « Avec un solde tout juste positif en 2024, on rentre dans des perspectives de déficit », a déclaré le président du conseil d'administration, Jean-Eudes Tesson, lors d'un point presse.
« Alors que la gestion de ce régime nécessite de la stabilité, on a le sentiment que l'assurance chômage devient une variable d'ajustement des finances publiques de l'État », regrette le responsable. « Il faut nous laisser la capacité de gérer ce régime », a réclamé Patricia Ferrand, vice-présidente de l'organisation. Sous le feu des critiques, l'assurance chômage « devrait être divisée par deux [pour les chômeurs indemnisés, NDLR] », a déclaré le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, sur l'antenne de BFM ce jeudi. Pilier du bloc central à l'Assemblée nationale, le député Mathieu Lefèvre (EPR) a également plaidé pour une nouvelle réforme jugée « indispensable » quand « 350 000 offres d'emploi ne sont pas pourvues dans notre pays ».
Sur le volet recettes, l'Unédic table sur 45 milliards d'euros en 2025, 44,1 milliards d'euros en 2026 et 49,5 milliards en 2027. Sans certaines décisions de l'État, les recettes auraient été de 49 milliards d'euros en 2026, selon l'Unédic. L'organisation a tiré à boulets rouges sur « les ponctions » réalisées par l'État et estimées à 12 milliards d'euros entre 2023 et 2026.
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En cause également, les pertes de CGS (contribution sociale généralisée) liées au changement d'assiette sur les travailleurs indépendants et la baisse de la contribution employeur (0,05 point) depuis le 1er mai. En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), « On assiste à deux baisses consécutives de recettes, en dehors du Covid. C'est historique », souligne Christophe Valentie, directeur général à l'Unédic. « C'est lié à la non-compensation des exonérations de cotisations par l'État ». « L'élan des recettes de 2022 a été stoppé par les ponctions de l'État », estime le dirigeant.
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