Assurance chômage : le gouvernement veut durcir les conditions des cadres

Fanny Guinochet
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La ministre du Travail Catherine Vautrin.
GONZALO FUENTES

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La ministre du Travail Catherine Vautrin.
GONZALO FUENTES
Il ne veut rien dire, si ce n'est que toutes les pistes sont aujourd'hui sur la table. Le gouvernement travaille à sa réforme de l'assurance chômage. Depuis que les partenaires sociaux ont échoué à se mettre d'accord sur les règles qui régissent le système, l'Etat a repris la main. Objectif : durcir les modalités pour percevoir les allocations. Avec en ligne de mire, le délai de carence.
Aujourd'hui, quand un chômeur est indemnisé par France Travail - anciennement Pôle Emploi - il doit souvent attendre une certaine période de latence, avant d'être indemnisé, (quand il peut prétendre à une allocation chômage).
Ce délai dépend aujourd'hui du montant des indemnités supra légales qu'il a perçues par son employeur en partant. C'est ainsi que les demandeurs d'emploi ayant d'importants chèques de départ doivent souvent attendre plusieurs mois avant que ne s'enclenche leur allocation chômage.
Mais alors qu'aujourd'hui, le délai est plafonné à 6 mois, demain ce pourrait être plus. En effet, le gouvernement envisage de le rallonger jusqu'à 12 mois, au motif que ces chômeurs ont de quoi faire face à leurs dépenses dans l'intervalle. Autrement dit, ils peuvent vivre grâce à l'indemnité légale versée par les employeurs. Le gouvernement veut ainsi éviter que ces inscrits à France Travail ne cumulent allocation chômage et indemnité légale. Il vise notamment les demandeurs d'emploi qui sont licenciés ou ayant signé une rupture conventionnelle.
Outre le délai, le gouvernement se penche aussi sur la façon dont cette indemnité est prise en compte dans le calcul de l'indemnité chômage.
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De fait, ces options de réformes s'adressent aux cadres, qui touchent souvent les sommes de départ les plus importantes, et dont les indemnités sont plus élevées que la moyenne des inscrits à France Travail. Les cadres sont aussi ceux qui ont le plus de chance de trouver rapidement un emploi, leur taux de chômage étant, en moyenne, plus bas que le taux national.
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Fanny Guinochet