Dépenses publiques : un plan de 30 milliards d'économies d'ici à 2022 ?
latribune.fr

Les parlementaires recus a matignon sur la constitution
Charles Platiau
latribune.fr

Les parlementaires recus a matignon sur la constitution
Charles Platiau
L"information est vendue comme "un plan choc" de l'action publique. Selon nos confrères des Echos, le rapport du comité d'experts "Cap 2022" - qui doit servir de base à la réforme de l'action publique annoncée fin du mois -, préconise une série de mesures destinées à baisser la dépense publique de 30 milliards d'euros (en montants absolus) d'ici à 2022. Néanmoins, Matignon n'a pas confirmé ce chiffre.
Depuis la fin de l'année 2017, le gouvernement a en effet actionné la procédure "Action publique 2022" dont l'objectif est certes, de revoir en profondeur le mode d'intervention de la puissance publique, mais surtout de réaliser des économies. Dans son programme, Emmanuel Macron s'est engagé à réduire de 3 points la dépense publique d'ici à 2022. En son temps, François Hollande, plus ambitieux, avait lui promis de la réduire de 50 milliards d'euros entre 2015 à 2017, avant de rétropédaler à la fin de son quinquennat.
Les 30 milliards d'économies résulteraient d'une baisse nette du montant total de la dépense publique, qui s'établit à 1.250 milliards d'euros (collectivités locales, État et sécurité sociale compris), soit 56,4% du PIB en 2017, en hausse constante depuis 40 ans.
Le comité aurait exclu de ses travaux tout ce qui a trait au système de retraites ou à l'assurance-chômage, "soit près du tiers de la dépense publique", indique toujours Les Echos. En outre, "cet effort tient compte d'un surcroît d'investissements publics dans certaines politiques jugées prioritaires".
Corollaires du plan de réforme "Action publique 2022", d'autres chantiers, comme celui de la fonction publique ou encore de l'audiovisuel public, ont déjà été lancés. Pour le premier, l'exécutif prévoit la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires d'ici la fin du quinquennat, avec pour objectif d'économiser 4,5 milliards d'euros par an dès 2020. L'augmentation de la part de contractuels dans la fonction publique est, elle aussi, actée.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Pour le second, il est question de créer plus de synergies entre les groupes France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (France 24, RFI), l'INA, Arte et TV5 Monde, avec l'ambition de réaliser entre 250 et 500 millions d'euros d'économies dans l'audiovisuel public d'ici à 2022. Lundi, la ministre de la Culture Françoise Nyssen a dévoilé à la presse ses premières propositions, actant notamment la suppression de la chaîne France 4 sur la TNT et la mutualisation des matinales de deux stations locales de France Bleu et France 3, dès l'automne 2018. Pour autant, il ne s'agirait que d'une expérimentation, l'idée d'une fusion, à terme, des stations de radio et chaînes régionales de télévision est, pour l'instant, écartée par Sibyle Veil, Pdg de Radio France.
(Avec AFP)
latribune.fr
240 milliards de dollars : voilà ce que l'économie française pourrait perdre à cause des vagues de chaleur
Accord entre les États-Unis et l'Iran : le trafic aérien repart dans le Golfe
Inégalités salariales : plus de transparence, moins de calculs, plus de risques de contentieux pour les entreprises
En Allemagne, la crise démographique devient de plus en plus inquiétante