Le ministre délégué chargé des Transports, Clément Beaune, note une diminution du nombre d'alertes à la bombe dans les aéroports français. Il attribue cette baisse à la fermeté de l'Etat, ayant promis le dépôt d'une plainte à chaque incident. Le coût des perturbations se chiffre en millions d'euros.[Article publié le mardi 31 octobre 2023 à 10h56 et mis à jour à 12h41] Le bilan paraît vertigineux. Pas moins de 100 alertes à la bombe ont visé des aéroports français depuis le 18 octobre, a déclaré ce mardi 31 octobre le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, confirmant qu'elles ne venaient pas toutes de la même adresse mail.
Des chiffres corroborés par l'Union des aéroports français (UAF), qui indique que plus de la moitié de ces alertes ont donné lieu à des évacuations. La journée de jeudi dernier avait été particulièrement marquée, avec dix aéroports français visés par de nouvelles alertes à la bombe et cinq d'entre eux ayant été évacués.
La semaine précédente, près de 70 fausses alertes à la bombe avaient ciblé des aéroports français, entraînant le déclenchement de plus de 60 enquêtes, avait alors indiqué Clément Beaune.
Légère accalmie
« On déposera plainte à chaque fois, on ne laissera rien passer », a-t-il martelé, une nouvelle fois, au micro de LCI, ce mardi.
«Nous avons reçu au total 100 alertes dans les aéroports français, un peu moins ces derniers jours, justement parce qu'il y a cette position de grande fermeté», a-t-il précisé.
Interrogé par La Tribune, Nicolas Paulissen, délégué général de l'UAF, indique que la dernière alerte recensée date de vendredi, soit une accalmie de quatre jours pour le moment.
Plusieurs millions d'euros d'impact
Malgré ces alertes, les perturbations des activités aériennes semblaient réduites, indique l'AFP en se basant sur le tableau de bord de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). Un constat qui contraste quelque peu avec celui dressé Nicolas Paulissen. S'il admet qu'il n'y a pas encore de bilan chiffré définitif, il estime que l'impact financier des perturbations - entre les retards, et surtout, les annulations de vol - va coûter plusieurs millions d'euros.
Pauline Chateau et Léo Barnier