Déserts médicaux : quelles solutions à court et moyen terme ?
Guillaume Fischer
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Les Médicobus de l’Alsacien Hocoia vont au devant des patients dans dix départements français.
( © Hocoia)
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Les Médicobus de l’Alsacien Hocoia vont au devant des patients dans dix départements français.
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En 2023, 67% des Français ont dû renoncer au moins une fois à se soigner et six millions de personnes n'ont pas de médecin traitant. En une décennie, la France est passée du 3e au 15e rang mondial en termes de qualité de système de santé. Issus d'une étude de l'institut Quorum, partenaire des premières Assises nationales de l'accès aux soins, organisées à l'initiative du département du Loir-et-Cher sous l'égide du ministère de la Santé, ces chiffres illustrent, à eux seuls, le malaise du secteur.
« La cause principale en est la logique comptable qui a présidé au sein des gouvernements successifs à partir du milieu des années 1980, assure Philippe Gouet, président du département du Loir-et-Cher, et ostéopathe de profession. Conjugués avec le vieillissement accru de la population française, le numerus clausus de médecins et la limitation des investissements dans les hôpitaux, décidés à l'époque, font aujourd'hui l'effet d'une bombe à retardement trois décennies plus tard ».
Conséquence la plus visible ? La multiplication des déserts médicaux qui frappent traditionnellement les zones rurales, mais aussi les villes moyennes, voire les grandes agglomérations pour certaines spécialités. « Les médecins font cruellement défaut au plan national dans une dizaine de spécialités sur les 44 recensées, confirme Jean-Marcel Mourgues, vice-président de l'Ordre des médecins et praticien généraliste dans le Lot-et-Garonne. Ce manque concerne notamment la cardiologie, la psychiatrie, la rhumatologie, la dermatologie et l'ORL, dont des territoires entiers de l'Hexagone sont privés ».
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Preuve que le sujet inquiète à tous les niveaux de la chaîne de décision, quelque 500 élus, médecins et professionnels de la santé, publics et privés, étaient présents à Vendôme le 13 juin pour assister aux débats. Ces derniers ont permis de faire émerger quelques solutions à court et à plus long terme.
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Guillaume Fischer