Dette : une dégradation de la note de la France par S&P coûterait-elle cher ?
Paul Marion
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S&P doit publier la nouvelle note de la dette française vendredi.
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S&P doit publier la nouvelle note de la dette française vendredi.
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Jamais les agences de notation n'ont fait autant parler d'elles depuis la crise des dettes souveraines dans la zone euro en 2010-2012. A l'époque, leur pouvoir était jugé exorbitant par les Etats qui subissaient les conséquences de la dégradation de leurs notes de leur dette : Italie, Espagne et surtout Grèce. En juin 2011, S&P avait brutalement abaissé la note d'Athènes de trois crans à CCC, propulsant les taux souverains à des niveaux d'usuriers largement au-dessus de 10%.
A la veille d'une probable dégradation par S&P de sa note actuellement fixée à AA avec perspective « négative », la France ne se trouve pas dans une situation comparable à celle des pays méditerranéens au début de la décennie 2010. Mais les précédents grecs ou italiens montrent que reculer dans l'échelle de notation des agences n'est pas sans coût.
« Les notes des agences sont un signal parmi d'autres, à ne pas prendre à la légère mais à ne pas surestimer non plus. Il peut y avoir un impact mais aujourd'hui il est quasiment imperceptible », tempère l'ancien magistrat de la Cour des comptes François Ecalle. « Les hausses récentes des taux souverains viennent de la politique de la BCE mais pas des changements de note », observe le spécialiste des finances publiques.
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Au moment de la dégradation de Fitch de AA à AA- le 28 avril, le cours des taux souverains sur les obligations françaises à 10 ans, référence du marché, n'a pas bondi. De même, en janvier 2012, quand l'Hexagone a perdu son précieux triple AAA, sa dette n'a pas été particulièrement attaquée par les investisseurs. En 2012, les taux d'intérêt dégringolaient, sous le poids de l'argent magique déversé par la BCE. Difficile dans ces conditions d'estimer précisément l'impact de la dégradation sur la charge de la dette.
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