Discrimination au travail : plus d'un tiers des actifs concernés

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En prenant catégorie par catégorie, ce sont les personnes au chômage qui sont les plus nombreuses à avoir été discriminées ces cinq dernières années (53%), devant les salariés du public (32%) et du privé (30%).
En prenant catégorie par catégorie, ce sont les personnes au chômage qui sont les plus nombreuses à avoir été discriminées ces cinq dernières années (53%), devant les salariés du public (32%) et du privé (30%). (Crédits : Reuters)
L'âge et le sexe apparaissent comme les deux premiers critères de discrimination liés au travail (15%), suivis de l'origine ou de la couleur de peau (8%), du handicap ou de l'état de santé (6%) et des convictions religieuses (2%), selon le baromètre annuel de l'Organisation du travail.

Au travail ou dans la recherche d'emploi, la discrimination est encore très courante. Un actif sur trois dit avoir été discriminé au travail ou dans sa recherche d'emploi au cours des cinq dernières années, avant tout en raison de l'âge et du sexe, selon le 10e baromètre du Défenseur des droits et de l'Organisation internationale du travail (OIT) publié jeudi.

Dans le détail, c'est au travail (29%) que la discrimination a été la plus ressentie, selon ce baromètre, tandis que le nombre de personnes déclarant avoir été victimes de discrimination est plus faible dans la recherche d'emploi (18,5%). Les résultats du baromètre portent sur un échantillon de 5.117 personnes représentatif de la population de France métropolitaine. Ceux portant sur les expériences de discrimination en milieu professionnel sont analysés pour la seule population active (3.556 personnes).

Âge, sexe et couleur de peau

L'emploi est, de loin, le premier vecteur de discrimination dans la société, puisqu'il est cité par 23% de la population générale, devant les relations de voisinage (8%), l'école ou l'université (8%), les relations avec l'administration (7%), les lieux de loisirs (6%), lors des contrôles de police (6%) ou de la recherche d'un logement (5%).

L'âge et le sexe apparaissent comme les deux premiers critères de discrimination liés au travail (15%), suivis de l'origine ou de la couleur de peau (8%), du handicap ou de l'état de santé (6%) et des convictions religieuses (2%).

Chez les femmes, les discriminations liées au sexe sont quatre fois plus élevées que chez les hommes (24% versus 5,5%), et celles liées à l'âge sont également plus fortes (17% versus 14%). La grossesse et la maternité apparaissent comme le troisième motif de discrimination cité par les femmes (7%).

Plus d'un chômeur sur deux victime de discrimination

Le pourcentage d'actifs se disant discriminés est une moyenne calculée sur l'ensemble de la population active, toutes catégories confondues (chômeurs, salariés du privé, salariés du public). Mais en prenant catégorie par catégorie, ce sont les personnes au chômage qui sont les plus nombreuses à avoir été discriminées ces cinq dernières années (53%), devant les salariés du public (32%) et du privé (30%).

Ceci s'explique notamment par le "profil spécifique de la population des chômeurs", où sont surreprésentées les personnes plus "exposées" aux discriminations: jeunes, personnes en situation de handicap ou d'origine extra-européenne, avance l'étude.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 23/03/2017 à 16:20 :
Le sujet est probablement plus complexe que ce sondage ne le laisse entendre dans une société où "si tu me donnes pas", t'es raciste. A mon humble avis, les discriminations principales portent sur l'âge, le handicap et le milieu social, faute d'avoir un réseau de pistonnage sérieux :-)
a écrit le 23/03/2017 à 14:42 :
Etonnant que l'OIT n'évoque pas les discriminations syndicales qui arrivaient en 4eme positions juste derrière l'âge dans le rapport de la Halde ( Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité ) et la ,rien !
a écrit le 23/03/2017 à 9:15 :
Il y a une discrimination générale vis à vis des chômeurs, en néolibéralisme ceux-ci servent à faire baisser les salaires et dégrader les conditions de travail il est donc évident que c'est le chomeur qui est "discriminé" car instrumentalisé économiquement.

On dévalorise les gens afin de les payer moins chers, qu'ils travaillent plus et ferment leurs gueules et ceux qui sont dans la vie réelle savent parfaitement de quoi je parle, rares sont ceux à n'avoir pas eu cette impression lors de leur parcours au chômage.

L'humanité au service de l'économie c'est la mort des deux.

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