Elections professionnelles : les salariés des TPE appelés à vérifier leur inscription
latribune.fr
Dans ces entreprises qui n'ont pas de CSE, le dernier scrutin avait placé la CGT en tête, avec 26,31% des voix, devant la CFDT (16,46%), l'Unsa (15,89%) et FO (13,84%).
Quelque 5 millions de salariés des très petites entreprises (TPE, moins de 11 salariés) et les employés à domicile ont jusqu'au 27 septembre pour vérifier leur inscription en vue de voter pour un syndicat entre le 25 novembre et le 9 décembre.
C'est un scrutin fort peu mobilisateur. En 2021, lors des dernières élections professionnelles organisées au sein des PME, la participation avait atteint seulement 5,44% avec 265.000 salariés qui ont pris part au vote. Encore faut-il qu'ils en aient la possibilité.
La liste électorale pour les TPE est établie à partir des données collectées auprès des caisses de sécurité sociale, mais selon un communiqué du ministère du Travail, « ces données sont parfois imprécises, ou périmées ». C'est pourquoi « il est essentiel » que les salariés concernés vérifient s'ils sont bien inscrits ainsi que l'exactitude de leurs informations personnelles sur le site election-tpe.travail.gouv.fr. Si nécessaire, ils ont jusqu'au 27 septembre pour demander la mise à jour de leurs données.
Cette consultation qui se déroule tous les quatre ans permet notamment de parachever la mesure de l'audience de chaque organisation au niveau interprofessionnel et dans les branches, en agrégeant le résultat de l'élection dans les TPE avec ceux des élections professionnelles au comité social et économique (CSE) dans les entreprises de 11 salariés et plus, ainsi qu'avec les résultats des élections aux chambres départementales d'agriculture.
La CGT en tête des dernières élections
Pour être électeur, rappelle la CFE-CGC, il faut remplir trois conditions : avoir un contrat de travail au 31 décembre 2023 : salarié en CDI, CDD ou contrat d'apprentissage dans une TPE, ou employé à domicile en décembre 2023, avoir 16 ans révolus au 25 novembre 2024 et ne pas faire l'objet d'aucune interdiction, déchéance (perte d'un droit) ou incapacité (impossibilité d'exercer un droit) concernant ses droits civiques. A noter : les salariés du secteur agricole ne sont pas concernés par ces élections car ils relèvent d'un dispositif spécifique.
Dans ces entreprises qui n'ont pas de CSE, le dernier scrutin avait placé la CGT en tête, avec 26,31% des voix, devant la CFDT (16,46%), l'Unsa (15,89%) et FO (13,84%). Et avec 30,96 % des voix dans le collège cadre, son champ statutaire, la CFE-CGC avait en 2021 amélioré son score de 2017 de plus de deux points (28,83 %). La CFDT était toutefois restée le premier syndicat du secteur privé en termes d'audience nationale avec 26,77% des suffrages, devant la CGT avec 22,96%. En guise de rentrée sociale, la Confédération prévoit d'ailleurs « une mobilisation de l'ensemble de (ses) équipes syndicales sur les lieux de travail fin septembre ». « Trois jours de mobilisation pour expliquer en quoi le syndicalisme change la vie des travailleurs très concrètement », selon son représentant.
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Ella a aussi annoncé le 30 août dernier qu'elle ne se joindra pas aux manifestations du 1er octobre aux côtés de la CGT et Solidaires pour réclamer notamment « l''abrogation de la réforme des retraites ». La CGT, suivant l'appel d'organisations de retraités, souhaite profiter du premier jour du débat sur le budget à l'Assemblée nationale, le 1er octobre, pour réclamer « l'abrogation de la réforme des retraites, l'augmentation des salaires et des pensions, l'égalité entre les femmes et les hommes, le financement de nos services publics » entre autres. Seul Solidaires s'est joint à cet appel, les autres organisations syndicales ne se prononçant pas ou refusant pour l'heure d'y participer.