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ÉconomieFrance

Elisabeth Borne presse EDF de redémarrer à temps les réacteurs nucléaires à l'arrêt

latribune.fr

Publié le 01 septembre 2022 à 09:37 - Mis à jour le 01 septembre 2022 à 16:52

France: borne "ne ferme pas la porte" a une taxe sur les super profits

Elisabeth Borne « compte vraiment sur EDF pour assurer son programme de redémarrage dans les prochaines semaines ».

SARAH MEYSSONNIER

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Élisabeth Borne a demandé ce jeudi à EDF de tenir son calendrier de maintenance de réacteurs nucléaires pour éviter à la France de devoir redémarrer une centrale à charbon, face au risque de pénurie d'électricité cet hiver. Une vive réponse aux propos du PDG sortant, Jean-Bernard Lévy, qui a critiqué en début de semaine les gouvernements successifs sur le manque d'anticipation pour former du personnel compétent dans le secteur nucléaire.

La contre-attaque n'a pas tardé. Après les propos tenus par Jean-Bernard Lévy, encore président d'EDF, lors des rencontres du Medef, sur la frilosité des derniers gouvernements à trancher sur la stratégie à suivre pour notre politique nucléaire, Elisabeth Borne a tapé du poing sur la table, au micro de France Inter, ce matin. « Je compte vraiment sur EDF pour assurer son programme de redémarrage dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, et ça nous éviterait de devoir redémarrer une centrale à charbon. »

Aujourd'hui, seuls 24 des 56 réacteurs du parc nucléaire d'EDF sont actuellement en service, les autres étant à l'arrêt pour des opérations de maintenance programmées ou suite à des problèmes de corrosion qui n'étaient pas prévus.

Jean-Bernard Lévy avait fustigé, devant les patrons réunis lors de la Rencontre du Medef et devant la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, le manque d'anticipation du gouvernement pour former du personnel compétent dans le secteur nucléaire.

  • Lire aussi :Après les déboires de l'EPR, EDF va ouvrir une haute école de soudure

« Assurer les opérations de maintenance nécessaires et recruter»

Pour la cheffe du gouvernement, les responsabilités sont plutôt à trouver du côté de la direction d'EDF : « On n'a pas dévié, depuis 2017 on demande à EDF de mettre en œuvre son programme de maintenance lourde, de recruter des compétences. Ce n'est pas parce qu'on a fermé deux réacteurs, à Fessenheim, suite aux décisions prises sous le quinquennat de M. Hollande, qu'on n'a pas assuré EDF qu'il faudrait continuer à produire de l'énergie nucléaire. »

Et d'insister : « Entretemps, on a acté qu'on allait construire des nouveaux réacteurs, mais sur le parc existant, c'est très clair, il n'y a jamais eu aucune ambiguïté. Évidemment, il faut prolonger ce parc, il faut assurer les opérations de maintenance nécessaires et recruter ».

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Le recrutement du président d'EDF «en cours de finalisation».

Celui du nouveau patron d'EDF est d'ailleurs toujours « en cours de finalisation », a indiqué la cheffe du gouvernement, sans donner de date. Un changement de tête qui intervient au moment où l'État a engagé la renationalisation à 100% du groupe.

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EDF : comme on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre, difficile d'attirer un PDG avec 450.000 euros

Il va falloir trouver un responsable capable d'apaiser les relations entre l'entreprise et l'Etat. Le 9 août dernier, EDF déposait un recours contentieux auprès du conseil d'Etat pour réclamer à son actionnaire 8.34 milliards d'euros. L'opérateur demande des compensations en contrepartie de l'application du « bouclier tarifaire ». En contenant la hausse des tarifs réglementés de l'électricité à 4% jusqu'à la fin de l'année 2022, le gouvernement a, en effet, contraint EDF à augmenter de 20% le quota annuel d'électricité vendu à prix réduit à ses concurrents, à 120 TWh (contre 100 TWh auparavant). Cette vente se fait dans le cadre du mécanisme baptisé « Accès régulé à l'électricité nucléaire historique » (Arenh), régulièrement dénoncé par EDF.

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Électricité : pourquoi l'appel des fournisseurs alternatifs à rejoindre EDF risque d'aggraver la crise

Une perte de 5,3 milliards d'euros au premier semestre

C'est d'ailleurs l'une des causes des mauvais résultats affichés par l'électricien français au premier semestre qui a subi une perte historique de 5,3 milliards d'euros. « Y a-t-il déjà eu dans l'histoire d'EDF un semestre dont les chiffres étaient aussi négatifs ? J'en doute beaucoup » , reconnaissait Jean-Bernard Lévy lors de la présentation des résultats. Parmi les facteurs avancés : « L'effet du bouclier tarifaire mis en place en France pour 2022 » mais aussi « les difficultés rencontrées en matière de production nucléaire en France et dans une moindre mesure hydroélectrique ».

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La débâcle des fournisseurs d'énergie met en lumière la défaillance de l'ouverture à la concurrence

______________

 Plainte de certains actionnaires contre l'Etat

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Une association d'actionnaires salariés d'EDF a déposé une plainte judiciaire contre X pour contester la gestion par l'Etat du groupe depuis son entrée en Bourse, a-t-on appris jeudi auprès de l'association Energie en actions. Cette plainte de 59 pages, qui comprend 112 pièces, a donc été déposée mercredi au secrétariat de la procureure de la république auprès du tribunal judiciaire de Paris, selon un récépissé dont l'AFP a pris connaissance. Parmi les principaux griefs, la vente, à prix inférieur aux coûts de production, à la concurrence, d'une partie de la production d'électricité nucléaire du groupe, selon le mécanisme dit de l'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique), mis en place en 2010 pour éviter des poursuites de la Commission européenne, dans le cadre de la loi Nome, réformant le marché de l'électricité en France.

latribune.fr

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