Corrosion : EDF prolonge l’arrêt de cinq réacteurs nucléaires en pleine crise de l’énergie
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32 réacteurs sur les 56 que compte le parc nucléaire français sont aujourd'hui à l'arrêt.
Reuters
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32 réacteurs sur les 56 que compte le parc nucléaire français sont aujourd'hui à l'arrêt.
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L'étau se resserre, et les chances de passer l'hiver sans coupures s'amincissent. En effet, alors qu'EDF a déjà largement abaissé ses prévisions de production nucléaire pour cet hiver, avec 280 à 300 térawattheures (TWh) seulement générés cette année (contre environ 400 en temps « normal »), le fournisseur historique a fait savoir ce jeudi que cinq réacteurs verront leur arrêt prolongé de plusieurs semaines.
De quoi alarmer un peu plus le marché, qui anticipe un manque d'électricité en France dans les prochains mois. Résultat : le mégawattheure (MWh) s'échange désormais à plus de 1.500 euros sur la bourse EEX pour le 1er trimestre 2023, contre environ 50 euros avant la crise.
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Et pour cause, plusieurs centrales font face à un défaut de corrosion dont l'origine et l'ampleur restent inconnus, et qui a déjà obligé EDF à mettre à l'arrêt 12 réacteurs nucléaires. Concrètement, quatre réacteurs dont la fermeture sera prolongée le seront pour cette raison : Cattenom 1, 2 et 3, ainsi que Penly 1, dont les remises sur le réseau sont respectivement prévues les 1er novembre, le 1er décembre, le 14 novembre et le 23 janvier. Cela représentera ainsi 3 gigawatts de moins pour le réseau en octobre, 2 GW en novembre et 700 mégawatts en décembre, sur les quelque 61 GW de capacité du parc français.
Quant au cinquième réacteur dont l'arrêt est maintenu, il s'agit de Bugey 2, non touché par un défaut de corrosion mais qui devra subir des « opérations de maintenance ».