L'organisation de la République française est-elle vraiment « décentralisée », comme il est écrit à l'article 1 de la Constitution de 1958 ou bien s'agit-il d'une « fausse décentralisation », comme vient de le déclarer le président Macron ?
Conformément à sa promesse de campagne de « renforcer le réseau des sous-préfectures », le chef de l'Etat était présent en Mayenne, lundi 10 octobre, pour la réouverture de la sous-préfecture de Château-Gontier, avant celles de Nantua (Ain), Rochechouart (Haute-Vienne), Clamecy (Nièvre), Montdidier (Somme) et Saint-Georges (Guyane) d'ici à la fin de l'année. Lundi, le chef de l'Etat y a annoncé l'ouverture d'un « nouveau chapitre de la décentralisation, de la vraie décentralisation ».
«Bien souvent nous avons installé une fausse décentralisation dans notre pays (...) La décentralisation, c'est pas de donner une compétence sans transférer la dynamique de financement qui va avec, et les responsabilités qui vont avec», a-t-il affirmé, cité par l'AFP.«Il faut que les responsabilités accompagnent, que le pouvoir normatif accompagne et que les financements accompagnent et que tout cela aille jusqu'au bout, ce qui n'est pas tout à fait le cas aujourd'hui», a-t-il ajouté.
Désormais, « avec tous nos territoires et au plus près », il s'agit de « bâtir de la décision concrète pour nos compatriotes ». Emmanuel Macron a par exemple promis de donner plus de « visibilité » économique aux maires. « L'inflation est là. Il y a beaucoup d'angoisse pour les prochains budgets et il faut qu'on donne de la clarté, la donner de manière simple, avec force », a-t-il poursuivi.
« La vraie décentralisation, c'est faire l'inverse de ce qu'on a fait jusqu'à présent, à savoir transférer des compétences, mais avec des moyens relatifs et jamais des transferts de capacités normatives », décrypte, pour La Tribune, une source proche du dossier.