Réunies sous la bannière commune "Territoires unis" depuis 2018, l'association des maires de France (AMF), l'assemblée des départements de France (ADF) et l'association Régions de France, qui auditionneront les candidats à la présidentielle le 15 mars, appellent ce 2 mars "à une nouvelle étape de décentralisation".C'était il y a quarante ans. L'actuel premier vice-président délégué de l'Association des maires de France (AMF) André Laignel était alors député-maire d'Issoudun et président du département de l'Indre. Le président (LR) de l'association des maires de France David Lisnard avait 13 ans. Carole Delga, présidente (PS) des Régions de France, 10 ans. Et le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), François Sauvadet, 28 ans, encore... journaliste politique au Bien public.
C'était le 2 mars 1982 : le projet de loi relatif aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, porté par le ministre de l'Intérieur Gaston Defferre, était promulgué par le président Mitterrand. Un texte révolutionnaire à trois titres, comme le rappelle Vie-publique.fr : il supprime la tutelle exercée par le préfet sur les collectivités territoriales, transfère la fonction exécutive départementale et régionale des préfets aux président(e)s de département et de région et surtout transforme les régions en collectivités territoriales de plein exercice (après avoir été des établissements publics).
"Notre République continue à s'étouffer dans une centralité mortifère"
Depuis, les lois se sont multipliées, comme la "3DS" promulguée la semaine dernière. Mais les élus locaux continuent de demander "une nouvelle étape de décentralisation". Après les petites et moyennes villes le 1er mars, et avant les intercommunalités le 3 mars, les maires et les président(s) de conseil départemental et régional considèrent, ce 2 mars 2022, que "notre République continue à s'étouffer dans une centralité mortifère".
Avant d'auditionner les candidats à l'élection présidentielle le 15 mars prochain, l'association des maires de France (AMF), l'assemblée des départements de France (ADF) et les Régions de France, réunies sous la bannière "Territoires unis" depuis 2018, appellent à "ouvrir des degrés de liberté dans notre Constitution", "appliquer le principe selon lequel s'il n'y a pas de responsabilités sans pouvoirs, il n'y a pas de pouvoir sans responsabilités", "rechercher le plus possible la coordination et la co-construction des politiques publiques" et à "conditionner la mise en oeuvre de tout ce qui précède" de moyens financiers.