La rentrée s'annonce-t-elle aussi sombre qu'annoncé pour l'économie française ? François Bayrou a soulevé un vent de pessimisme lors de sa conférence de presse de rentrée lundi, alertant sur le fait que « notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement ». Dans la foulée de l'intervention du Premier ministre, lors de laquelle il a annoncé vouloir solliciter un vote de confiance devant l'Assemblée nationale le 8 septembre, le taux de rendement des emprunts d'État à 10 ans a bondi lundi de sept points de base, à 3,49 %, contre 3,42 % la veille.
Résultat, la France emprunte désormais quasiment au même coût que l'Italie, après avoir dépassé récemment l'Espagne, le Portugal et même la Grèce. Les investisseurs font donc désormais plus confiance aux pays du sud de l'Europe, pourtant moins puissants économiquement, qu'à la France. Et « je vous parie que dans les quinze jours qui viennent, nous payerons notre dette plus cher que l'Italie », a lancé mardi Éric Lombard. Le ministre de l'Économie a même reconnu « ne pas pouvoir dire que le risque » d'une intervention du FMI en France « n'existe pas », avant de rétropédaler.
Malgré cet alarmisme ambiant, les chiffres dévoilés par l'Insee ce vendredi 29 août laissent entrevoir des signes d'espoir pour l'économie française. D'abord, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) français a été de 0,3 % au deuxième trimestre, a confirmé l'Insee dans ses résultats détaillés, après +0,1 % au premier trimestre.