Entrepreneuriat : pourquoi les seniors se lancent

 |   |  450  mots
La sagesse et l'expérience font des seniors des entrepreneurs à part entière.
La sagesse et l'expérience font des seniors des entrepreneurs à part entière. (Crédits : © Yuriko Nakao / Reuters)
Etre son propre patron et vivre de sa passion. Les plus de 50 ans qui se lancent dans la création d'entreprise sont animés par les mêmes désirs que les autres générations. Et ils peuvent faire de leur sagesse et leur expérience une véritable force dans leur aventure.

Les start-up ne sont pas uniquement l'affaire de jeunes loups tout juste sortis d'école de commerce. En effet, selon les résultats du rapport 2016 du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), "la proportion d'entrepreneurs chez les adultes de 50 à 64 ans (18%) est plus élevée que chez les jeunes de 18 à 29 ans (11%)". L'étude publiée chaque année par HSBC Banque Privée s'est donc intéressée de plus près à ces "nouveaux entrepreneurs de la Silver économie" dans sa dernière édition.

A l'instar de leurs jeunes compères, les entrepreneurs de plus de 50 ans se lancent avant tout par envie de vivre de leur passion, cette motivation étant citée par 31% des "silverpreneurs" français. Vient ensuite la volonté de "devenir (enfin) leur propre patron", pour 27% d'entre eux. Du côté des entrepreneurs millénials, le fait de vivre de sa passion et d'être son propre patron arrivent en premier à égalité, ces deux motivations étant citées par 43% des sondés. Dans le même ordre d'idée, devenir responsable des des décisions de l'entreprise est la plus grande motivation citée par les entrepreneurs séniors (88%), comme par les entrepreneurs juniors (71%).

Là où les 18-29 ans et les plus de 50 se démarquent, c'est par rapport aux problématiques d'image, de reconnaissance et de carrière. Un jeune entrepreneur sur quatre crée son entreprise pour "se faire un nom" alors que cette motivation ne concerne que 8% des plus de 50 ans. Les "silverpreneurs" sont aussi 8% à opter pour cette voie afin d'avoir plus d'influence sur leur secteur professionnel, alors que cette proportion grimpe à 21% des millenials.

Le carnet d'adresse, atout majeur des seniors

Les entrepreneurs seniors ont aussi l'indéniable avantage d'avoir déjà eu une vie professionnelle conséquente, qui peut leur être utile pour affronter les aléas de l'entrepreneuriat. Ainsi, ils sont 44% à déclarer que "leur réseau professionnel les a aidés à surmonter les obstacles". HSBC conclut son focus par une note d'espoir, voyant dans ce phénomène des "silverpreneurs" une aubaine pour toutes les générations :

"Dans les 10 prochaines années, il y aura de plus en plus de gens qui choisissent de devenir entrepreneurs à un stade plus avancé de leur vie. Ceux qui connaîtront le succès créeront des emplois et de la croissance tout en servant leurs ambitions. L'occasion également de partager et transmettre les expériences avec les autres générations, ce qui est extrêmement gratifiant pour ces entrepreneurs et bienvenu pour l'économie en général » confirme Aurelien Drain, Responsable Développement chez HSBC Banque Privée.

| Lire aussi"Génération entrepreneurs" : trois portraits de jeunes qui ont fait le grand saut

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/09/2017 à 9:03 :
Les intellectuels se lance dans l'entreprenariat faute de ne savoir quoi faire de leurs mains, mais les manuels se tournent vers des choses plus intellectuelles afin de reposer leur corps de la fatigue accumulé!
a écrit le 26/09/2017 à 21:16 :
La réalité c'est que l'UMP a validé les décrets concernant le droit de milliers de Français concernant les pensions de reversions, certains se retrouvent à 50 ans à trouver un travail en plein deuil avec un ou deux enfants à charge , femmes ou hommes peu importe car la droite et le sénat à imposer un âge taquet de 55 ans pour les pensions...ce gouvernement va aggraver le profond burn out de cet tranche d'âge mais l'origine de ce malaise c'est la droite.
a écrit le 26/09/2017 à 18:59 :
Quelle est la chance pour un quinqua de retrouver un emploi salarié?
Vous savez pourquoi ils créent leur propre job. Ils faut encore en avoir la capacité. La passion, l'envie, le besoin ne suffisent pas. Il faut avoir un produit vendable à des clients solvables et au prix du marché.
a écrit le 26/09/2017 à 16:57 :
"la proportion d'entrepreneurs chez les adultes de 50 à 64 ans

Les Suisses appelés aux urnes ont rejeté dimanche la réforme de la retraite voulue par leur gouvernement qui prévoyait un an de travail supplémentaire pour les femmes et des cotisations plus élevées.
En conséquence des résultats définitifs de cette votation, organisée conformément au système de démocratie directe en vigueur en Suisse, les cotisations retraites ne devraient pas augmenter, et les femmes ne seront pas obligées de travailler jusqu'à 65 ans pour toucher une retraite à taux plein.
Selon le système actuel en vigueur en Suisse, l'âge légal de la retraite pour les hommes est de 65 ans et pour les femmes de 64 ans. Le différentiel entre les deux s'explique par le fait qu'en Suisse les femmes sont généralement moins bien payées que les hommes et qu'en conséquence elles peuvent partir en retraite à taux plein un an avant les hommes.Le résultat de ce vote qui s'annonçait très serré est un revers pour le gouvernement, et notamment pour le ministre de la Santé, Alain Berset (socialiste surement une aile droite ,comme chez nous), qui a élaboré cette réforme depuis plusieurs années.Au final, le projet de réforme a été rejeté à 52,7 % des votants, et son financement via un relèvement de la TVA par la majorité des cantons suisses.
a écrit le 26/09/2017 à 11:52 :
En France, la réalité est que nombre de cadres supérieurs deviennent auto-entrepreneurs car ils n'ont guère d'autres choix : les grandes entreprises françaises n'aiment pas embaucher après 40 ans, et les PME payent moins cher ...
Positiver l'entrepreneuriat, c'est bien, mais n'exagérons pas sur la nature des motivations ! La réalité est plus sordide.
Réponse de le 27/09/2017 à 11:17 :
C'est exactement ça et je rajouterai qu'il n'est pas évident de conserver longtemps une expertise dans un domaine, en dehors de grands groupes et de formations permanentes.

On peut changer d’activité et à s’aventure dans les commerces et autres franchises, mais c’est moins enrichissant intellectuellement parlant et l’avenir y est tout aussi incertain.

Autre contradiction : il parait aberrant de vouloir prolonger la carrière des plus vieux avec un tel niveau de chômage des jeunes. Pour ne pas admettre que le système de retraite actuel n’est plus viable économiquement parlant, on risque d’user à la tache les plus anciens et à engendrer des fais médicaux encore plus élevés.

La solution passerait par une fin de carrière « aménagée » au sein d’associations ou de structures d’utilité publique, permettant une sortie progressive d’un secteur économique logiquement ultra concurrentiel. Cela renvoie sur le besoin d’aides ou les emplois aidés, mais rien n’empêche de les faire financer par les entreprises qui se débarrassent un peu trop facilement de leurs seniors.
Il faudrait aussi prévoir un « sas de décompression » chez Pole Emploi, qui logiquement (c’est ce qu’on leur demande) incite les chômeurs à reprendre leur activité, comme si de rien n’était.
Au final on retrouve surtout beaucoup de seniors dans des emplois précaires et des temps partiel.
Prolonger sans cesse l’âge de départ à la retraite n’est pas un progrès, mais une régression de la société.
a écrit le 26/09/2017 à 10:50 :
"partager et transmettre" l'expérience se partage difficilement , chacun se fait sa propre expérience qui est le résultat de ces succès comme de ses échecs .
Pour le reste ne pas perdre de vue que ce sont les clients qui font vivre l'entreprise , et non la passion !!!
a écrit le 26/09/2017 à 10:18 :
Les séniors sont lucides quand à leur perspectives d'emploi salariés.
Les seniors n'ont pas le choix, quand t'est viré à 50 ans -> tu crées ton propre emploi
a écrit le 26/09/2017 à 9:19 :
L'expérience est une richesse irremplaçable permettant largement, si bien utilisée, de compenser l'age avancé que ce soit à mettre au service de soi même ou à celui des autres.
a écrit le 26/09/2017 à 9:14 :
Il serait aussi intéressant de connaître le pourcentage de ceux qui n'ont pas vraiment eu le choix car les entreprises n'engagent que très peu de 50+...
Peu de seniors citeront cette raison mais il est certains que cela en est une, et probablement dans le top 3.
a écrit le 26/09/2017 à 9:01 :
À notre époque 50 ans est ce que on est Sénior ? Dans le mental collectif ?
C'est encore très jeune avec les standards actuels.
L'ennui et l'inactivité n'est pas favorable à une santé épanouie, c'est normal de cumuler une retraite avec une passion professionnels, en même temps ca profite à toutes les générations, bien que le gouvernement a prévu des mesures en 2018 et 2019 pour l'auto entrepreneur... d'ici là ceux qui ont des idées , n'attendront pas pour se lancer...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :