Et si Dominique de Villepin devenait le candidat providentiel de la droite ?
Marc Endeweld
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Charles Platiau
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Sarkozy, c'est fini ? « Je crois que là, il peut dire adieu à la présidentielle ! », se réjouit un macroniste. Il est vrai qu'en étant condamné à trois ans de prison, dont un ferme, pour « corruption » et « trafic d'influence » dans l'affaire dite des « écoutes », l'ancien président a pris un sacré coup sur la tête. Pour ne rien arranger, Nicolas Sarkozy n'en a pas terminé avec la justice. Malheureusement, pour lui, son supplice judiciaire va continuer en ce mois de mars avec le procès « Bygmalion » qui va s'ouvrir dans quelques jours, du nom de cette société de communication chargée d'organiser les meetings du candidat Sarkozy en 2012, et qui avait facturé ses prestations à l'UMP plutôt qu'à l'association de campagne, permettant de cacher aux pouvoirs publics les dépassements faramineux (et illégaux) de ses dépenses de campagne (On parle d'un dépassement de plus de 20 millions d'euros...)
Comme à son habitude pourtant, Nicolas Sarkozy a choisi l'attaque pour se défendre. Dès l'annonce du verdict, les Français ont eu droit à un vrai tapis de bombes médiatiques. D'abord, l'ensemble de ses soutiens à droite et ses fans dans les sphères du pouvoir l'ont défendu à longueurs d'interviews réalisées par les chaines d'info (jusqu'à Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, qui lui a apporté son soutien à titre amical). Tous ont visé le Parquet National Financier (PNF), dépeint comme une officine secrète anti Sarkozy (un vrai discours complotiste)... alors qu'il s'agit d'une décision relevant des juges du siège du tribunal correctionnel de Paris. L'intéressé a adopté le même discours lors de son interview au 20 heures de TF1, entre victimisation et flegme affiché (genre, il m'en faut bien plus pour mettre un genoux à terre).
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Lors de cette intervention, Nicolas Sarkozy est apparu particulièrement offensif (face à des questions peu incisives), bien qu'il ait balayé toute idée de se présenter à la présidentielle en 2022. Ses soutiens l'espèrent toujours pourtant, et certains de ses vieux amis, davantage lucides sur la situation, et pas forcément ravis de le voir revenir, sont bien obligés de reconnaitre que le bonhomme n'a pas dit son dernier mot : « Je l'ai trouvé très en forme. Manifestement, cette décision de justice l'a énervé, et Sarkozy, quand il est énervé, c'est là qu'il est le meilleur. Et contrairement à ce qu'il dit, je crois qu'il va y aller en 2022, juste pour tuer Macron, pour se venger ». Certes, à droite, les fans de Sarkozy sont encore nombreux. Mais bien d'autres sont particulièrement lassés de tout son manège.
Marc Endeweld